Deuxième constat: La France et les Pays-Bas ont voté non, ce sont donc
les premiers à convaincre de se relancer dans l'aventure européenne.
Certes, le moment de la campagne n'est pas le meilleur puisque ses
dirigeants actuels ne peuvent pas engager la France alors que des
élections présidentielles et législatives ont lieu dans quelques mois,
mais ils peuvent expliquer et analyser les raisons du non, étape
essentielle pour commencer à travailler à une relance du projet alors
que l'Allemagne n'aura que quelques semaines après les élections
françaises pour faire des propositions. Une telle attitude aurait été
responsable vis-à-vis des autres citoyens européens.
Cela ne semble d'ailleurs pas si impossible. Il existe un consensus a
minima entre les principaux candidats: revoter sur un texte court,
reste évidemment à savoir quel texte court, et quand et comment
revoter, là, les avis divergent ! François Bayrou a fait une proposition à Strasbourg
qui semble raisonnable. Si un nouveau vote par referendum est risqué,
c'est pourtant la seule solution pour ne pas couper définitivement les
Français de l'Europe. Refuser d'entendre leur refus et voter ensuite au
parlement dans leur dos ce qu'ils avaient refusé serait désastreux et
renforcerait le mythe d'une Europe élitiste qui se moque de l'avis de
ses citoyens, ce qui n'est pas la vérité.
Voilà pourquoi il était possible et même indispensable d'être à Madrid
pour expliquer les raisons du non et dire que nous sommes prêts à
retravailler une deuxième version.
Mardi 13 février 2007
Où étaient les Français à Madrid?
Par Anne-Sophie Godfroy - aucun commentaire - aucun rétrolien
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