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  <title>Blog d'Anne-Sophie Godfroy</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sat, 04 Feb 2012 02:32:54 +0100</pubDate>
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    <title>Dîner avec Alain Lambert le 7 décembre 2011 au café Procope - Introduction</title>
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    <pubDate>Fri, 09 Dec 2011 14:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>Economie</category>
        <category>Alain Lambert</category><category>Bayrou</category><category>démocratie</category><category>Economie</category><category>Europe</category><category>MoDem</category><category>pensions</category>    
    <description>&lt;p&gt;Le 7 décembre 2011, Alain Lambert a partagé au café Procope ses réflexions sur les finances publiques. Le dîner-débat était introduit par Véronique Delvolvé, élue du 7e arrondissement, et moi-même. Je reproduis ici mes propos avant de tenter un résumé du débat avec Alain Lambert dans un billet à venir. Nous assistons impuissants et sans très bien comprendre à une crise des dettes souveraines dont les plans successifs ne nous sortent manifestement pas. Quels sont les enjeux? Qu'en pense Alain Lambert&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/Alain-Lambert.jpg&quot; alt=&quot;Alain-Lambert.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Alain-Lambert.jpg, déc. 2011&quot; /&gt;Monsieur le Ministre, chère Véronique, chers amis de la deuxième circonscription et au-delà,&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je commence la soirée par des remerciements: merci Véronique d'avoir organisé ce dîner, merci Monsieur le Ministre d'avoir accepté notre invitation à partager vos réflexions sur la dette et les finances publiques en ce début de campagne présidentielle. François Bayrou a déclaré officiellement sa candidature aujourd'hui et vous avez choisi de le soutenir. &lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Notaire de profession, vous avez occupé de nombreuses responsabilités politiques: maire d'Alençon, sénateur de l'Orne, ministre du budget dans les gouvernements Raffarin I et II de 2002 à 2004. Vous êtes l'un des pères de la LOLF avec Didier Migaud, et vous vous étiez fixé pour objectif au cours de votre ministère la réduction du déficit budgétaire. Aujourd'hui vous êtes président du Conseil général de l'Orne, vous avez rejoint François Bayrou et vous vous préparez à être candidat dans la 2ème circonscription de Paris où nous nous trouvons. &lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous assistons impuissants et sans très bien comprendre à une crise des dettes souveraines dont les plans successifs ne nous sortent manifestement pas. Chaque plan est annoncé à grand renfort de presse comme la solution attendue, mais l'on apprend quelques semaines plus tard qu'il n'a rien résolu et qu'un nouveau plan est à l'ordre du jour.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous comptons sur vous d'abord pour nous expliquer, en expert du budget de l'Etat, comment nous en sommes arrivés à cette situation, comment est construit le budget de l'Etat, ce qu'il montre et peut-être ce qu'il cache: dépenses non provisionnées comme les retraites des fonctionnaires, dépenses d'investissement qui servent en réalité à du fonctionnement, pour afficher des réductions en trompe l'œil au détriment de l'avenir, fausses économies à court terme qui font préférer des partenariats public-privé plus onéreux qu'un investissement direct de l'Etat, mais plus légers dans le budget affiché dans l'immédiat. Je pense au scandale du Centre Hospitalier Sud Francilien qui apparaît aujourd'hui. &lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je pense également aux leçons terribles de l'histoire, avec l'espoir que nous saurons les entendre et ne pas reproduire les mêmes erreurs. On m'a signalé un excellent livre de Sylvain Schirmann paru en 2002. Il s'agit d'une analyse de l'économie européenne dans la période 1929-1933, très exactement, du projet Briand de fédération européenne à l'échec de la conférence économique internationale de Londres. Les petits États d'Europe danubienne sont déstabilisés par l'effondrement des cours des produits agricoles. Les grandes puissances choisissent alors de donner la priorité à la défense de leurs objectifs nationaux et instrumentalisent la crise pour faire reculer la coopération internationale. Mauvais calcul, on sait ce qui en sortira quelques années plus tard. Pourtant, tous les éléments de solution étaient là. Plusieurs projets qui anticipent sur l'après-guerre et la construction européenne naissent entre 1929 et 1933: l'union douanière de l'Europe, la création d'une société financière internationale, un fonds de soutien commun des monnaies. Tous ces projets échoueront à cause de l'égoïsme des grandes puissances.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'actualité n'est pas sans rappeler cette période de l'histoire. Faute d'avoir osé mettre en œuvre des solutions qui existaient déjà, nous ne sommes sortis de la crise de 29 que par la deuxième guerre mondiale. &lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Monsieur le Ministre, quelles seraient aujourd'hui vos propositions pour sortir de la crise sans guerre mondiale? Quelles crises à venir anticipez-vous? Quels scenarii imaginez vous et surtout, quelles solutions?&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Déclaration de candidature de François Bayrou le 7 décembre 2011</title>
    <link>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2011/12/Declaration-de-candidature-de-Francois-Bayrou-le-7-d%C3%A9cembre-2011</link>
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    <pubDate>Wed, 07 Dec 2011 19:57:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>Présidentielles 2012</category>
        <category>Bayrou</category><category>Campagne</category><category>Présidentielles 2012</category>    
    <description>&lt;p&gt;Le 7 décembre à la Maison de la Chimie, François Bayrou a présenté sa candidature aux Français. Un discours solennel et émouvant dans lequel chaque auditeur pouvait trouver, au-delà de grands idéaux universels et d'une vraie vision pour la France et l'Europe, des accents susceptibles de toucher très personnellement.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/.IMG_0205_m.jpg&quot; alt=&quot;IMG_0205.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;IMG_0205.jpg, déc. 2011&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;''Mesdames, Messieurs, chers concitoyens de métropole, d’outre-mer et de l’étranger,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me présente devant vous, en homme libre, avec un projet et une volonté pour notre peuple et pour notre pays.
Je dis pays et je dis peuple. Nous Français sommes un peuple qui doit tout à son pays. C’est la France, son unité, son histoire, son État qui a permis au peuple français de se former. «&amp;nbsp;France, mère des arts, des armes et des lois&amp;nbsp;» chantait du Bellay. Notre culture, nos valeurs républicaines, la laïcité qui n’a pas de prix, notre langue, notre école, notre solidarité, autant dire notre idéal universel, nous l’avons reçu de la France. Et c’est cela qui nous a rassemblés et fait vivre ensemble.
C'est pourquoi quand la France va mal, les Français vont plus mal encore.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La France, depuis des années, va mal. Un vrai mal d’un pays tout entier&amp;nbsp;: le regard des parents sur l’avenir de leurs enfants va mal, le regard des citoyens sur leurs élus va mal, le regard des enseignants sur la société, et le regard sur les enseignants, va mal, le regard de la société sur les jeunes va mal.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette dégradation est dangereuse. Elle pourrait être sans retour. Nous avons donc, nous Français,  une chose à décider&amp;nbsp;: cela ne peut pas durer, cela ne peut plus durer.
Il faut un choc, un choc salutaire.
Il faut qu’après cette élection, ce ne soit pas comme avant. Il faut que le peuple français sache pour lui-même, et les autres peuples avec lui, qu’il a choisi de tourner une page, de sortir de l’impuissance et du brouillard, et qu’il débute un autre chapitre de son histoire.
Il faut qu’il soit clair que la France prend un chemin nouveau. Ou plutôt qu’elle retrouve un chemin abandonné depuis longtemps. Le chemin qu’elle a pris en 1958, dont les repères, les mêmes qui nous sont nécessaires aujourd'hui sont&amp;nbsp;: lucidité et volonté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’ai dit lucidité. Non pas seulement la lucidité des dirigeants&amp;nbsp;; cela, ce serait simple à juger. Il suffirait de se demander&amp;nbsp;: qui a vu venir la crise, qui en a montré les raisons, qui en a averti les Français&amp;nbsp;? La réponse serait sans ambigüité.
Mais la vraie question, c’est la lucidité de tout un peuple, la lucidité des citoyens. Parce que sans lucidité, pas de volonté, donc pas d’issue. Pour faire naître la lucidité des citoyens, la vraie arme, c’est l’arme de la vérité. C’est à cette arme de vérité que je me tiendrai tout au long de cette campagne électorale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici la première affirmation de cette campagne de vérité&amp;nbsp;: ce que vit la France, ce n’est pas une crise. Parce qu’une crise, dans l’esprit de tous, c’est un épisode, presque météorologique, auquel on ne peut pas grand-chose, qui vient d’ailleurs, qui vous tombe dessus, et qui est destiné à passer, comme le dit la sagesse populaire «&amp;nbsp;après la pluie, vient le beau temps.&amp;nbsp;»
En ce sens, ce n’est pas une crise. Ce que vit la France c’est un affaiblissement continu, depuis des années et des années, une anémie toujours plus grave. Les dirigeants successifs n’ont pas prévu, n’ont pas vu, n’ont pas osé voir ce qui se préparait pour notre pays. Ils sont responsables. Et donc responsables aussi un peu nous tous, le peuple qui les a élus.
Il s’agit dans cette élection de ne pas recommencer avec le même aveuglement, les mêmes facilités, les mêmes promesses qui ne seront pas respectées. Tous ceux donc qui nous diront à longueur d’émissions et de meetings que les causes de nos difficultés viennent d’ailleurs, que nous les subissons, qu’elles proviennent du monde, de la finance capitaliste, des banques, de l’Europe, de l’euro, de l’immigration, tous ceux-là en réalité nous dévoient et nous désarment parce qu’ils nous empêchent de regarder en face nos insuffisances et nos erreurs.
Or il s’agit de regarder en face la situation, c’est une guerre que nous sommes en train de perdre&amp;nbsp;! Il s’agit donc de mobilisation de toutes les volontés, de toutes les forces de notre pays, pour arrêter la marche arrière, arrêter de battre en retraite, regagner pied à pied le terrain perdu. Et cela peut se faire en peu d’années&amp;nbsp;: je veux vous rappeler qu'en 1958 la France faisait ses fins de mois au FMI. Trois ans après, elle avait retrouvé ses forces et son rang. En 2004, l’Allemagne était derrière nous. Cinq ans après, elle était la première puissance européenne. Il s’agit &lt;a href=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2011/12/...&quot; title=&quot;...&quot;&gt;...&lt;/a&gt; de vouloir, et de vouloir ensemble.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’anémie de la France, comme toutes les anémies, provient d’une hémorragie. Les ressources du pays s’en vont, continuellement, par dizaines et dizaines de milliards chaque année vers les pays qui nous entourent, parce que nous ne produisons plus en France.
Là est la première cause de tous nos maux&amp;nbsp;: les emplois s’en vont, le pouvoir d’achat s’effondre, les déficits et la dette explosent, on ne peut plus soutenir les services publics, les jeunes ne trouvent plus les moyens de s’installer dans la vie. Et la double dégradation quasiment annoncée depuis hier de notre pays menacé de perdre son triple A n’est que la sanction de cet affaiblissement.
Pour en sortir, il faut un pacte national. Un pacte national pour produire en France. Tous les responsables économiques, industriels, agricoles, consommateurs, syndicats de salariés, tous les responsables politiques de l’État, des collectivités locales, les responsables des banques, tous doivent être invités à prendre leur part de responsabilité.
Mais cela ne se fera pas tout seul. Cela ne se fera que si le peuple des citoyens en décide ainsi. Il faut une volonté nouvelle pour changer les habitudes, par exemple le climat social dans l’entreprise. Ou encore la consommation pour qu’elle devienne un acte de soutien actif au «&amp;nbsp;produit en France ».
Et il n’y a que la voix et la conscience de notre pays qui pourra inscrire cette production, vitale, dans la préservation et la restauration de notre patrimoine naturel, air, terre, &lt;a href=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2011/12/...&quot; title=&quot;...&quot;&gt;...&lt;/a&gt; eau, patrimoine d’espèces vivantes, patrimoine d’intimité entre l’homme et la nature, l’homme et les abeilles, l’homme et la planète, au moment, en ce moment, où se déroule à Durban le sommet sur le climat. En particulier, nous aurons devant les Français, publiquement, avec toutes les associations, le débat sur l’énergie, sur la transition que je crois possible vers des énergies sans nuisances pour l’homme et son environnement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Produire&amp;nbsp;» n’existe pas sans «&amp;nbsp;instruire ». Ces deux verbes sont liés comme le sont dans le même arbre la racine et le fruit.
Il n’existe aucun pays dans le monde qui ait relevé le défi du «&amp;nbsp;produire&amp;nbsp;» sans gagner la bataille de «&amp;nbsp;l’instruire ».
Bien sûr, l’éducation et la formation, bien sûr, n’ont pas à servir d’abord l’économie. Elles servent d’abord la liberté de la femme et de l’homme en devenir. Elles servent d’abord leur jugement, d'abord leur libre-arbitre, l’indépendance de leur pensée, le précieux bagage de leur culture.
Mais elles servent aussi l’invention, la création, toutes les créations, celle de l’entrepreneur, celle du chercheur, du scientifique, de l’ingénieur, de l’agriculteur, et celle du médecin, celle de l’artisan, de l’artiste, du plasticien, de l’architecte, du designer, du logicien et tout autant la capacité de création de l’employé et de l’ouvrier.
La clé du monde à venir, du monde qui est déjà là, c’est la rencontre entre l’esprit de formation, l’esprit de recherche et l’esprit de production.
Il est une immense attente de sursaut parmi tous ceux qui aiment l’éducation et les éducateurs, de la maternelle au Collège de France. Un immense besoin de reconnaissance, de compréhension, de soutien matériel et moral. Un immense et exigeant besoin de retrouver le véritable rang de l’éducation nationale de la France qui était et doit redevenir le premier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et bien sûr, il est une étape indispensable, nous le savons tous&amp;nbsp;: la remise sur pied, la remise en équilibre des finances publiques de notre pays.
Il y a beaucoup d’idées qu’on évoque en ce moment sur l’obligation de traités nouveaux pour obliger la France à retrouver l’équilibre des finances. J’ai été le premier et longtemps le seul à défendre le principe d’une «&amp;nbsp;règle d’or&amp;nbsp;» dans la constitution par laquelle le peuple français interdirait à ses dirigeants la facilité, c'est à dire la lâcheté du déficit, sauf en période de récession. À l’époque, tout le monde était contre&amp;nbsp;!
Mais je veux que ceci soit clair&amp;nbsp;: je refuse qu’on nous raconte que nous devrons faire cet effort pour satisfaire à un traité ou à des menaces de sanction. Ce n’est pas pour l’euro que nous devons supprimer nos déficits et alléger notre dette, ce n’est pas pour l’Allemagne, ou pour l’Europe, ou pour -que sais-je- le Fonds monétaire international&amp;nbsp;: c’est pour nous-mêmes et c’est pour nos enfants.
Cet effort à conduire ensemble, à peut près 5 % de baisse des dépenses publiques et à peu près 5 % d’augmentation des contributions, et 5 % entre nous ce n’est pas hors de portée d'une famille ou d'une entreprise, cet effort-là, c’est pour nous, pas pour les autres, pour l’équilibre de la France, et son indépendance.
Et vous voyez bien qu’il y a là pour moi une conviction de fond&amp;nbsp;: pour se rétablir, un peuple ne peut compter que sur ses seules forces. Quand les problèmes dépassent l’échelon national, il est naturel de s’allier avec d’autres pour les résoudre. Mais quand il s’agit de sa survie, de son organisation intérieure, de son destin, de son équilibre intérieur, il ne peut pas s’en remettre à d’autres. C’est notre affaire, c’est notre avenir. Et c'est pourquoi notre destin est entre nos mains&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J’en appelle à l’effort national en même temps que je suis un militant de l’idée européenne. C’est un idéal que j’aime, autant si je puis dire, que Victor Hugo l’aima, que Robert Schuman et Jean Monnet l’aimèrent, que Pierre Pflimlin l’aima, ou que Valéry Giscard d’Estaing, ou Romano Prodi, ou Jacques Delors, ou Jean-Claude Juncker, ou Wolfgang Schaüble, l’aiment.
Parce que j’aime l’Europe, je refuse qu’on en fasse le Père Fouettard de Bruxelles, au nom imposerait-on à des peuples une discipline venue de l'extérieur&amp;nbsp;? L’Europe n’est pas faite pour excuser nos lâchetés. Je ne veux pas voir un jour des révoltes contre l’Europe au sein des peuples.
L’intimité entre la France et l’Allemagne est le cœur de la construction européenne. Elle doit le rester. Mais je ne crois pas durable ni bonne dans son principe l’idée que l’Europe se dirige exclusivement à deux, en une espèce de directoire qui se met tous les jours en scène.
On nous dit que désormais l’Europe ne sera plus qu’intergouvernementale, Ce sont là des termes qui paraissent bien savants et pourtant c'est une rupture avec le principe premier de l’Europe, le principe communautaire. C’est l’ensemble au service de chacun, et tous les partenaires à égalité de dignité. Il est un intérêt général européen qui doit être entendu au même titre, et même un peu plus, que les intérêts défendus dans le désordre par chacun des gouvernements. Il faut réaffirmer le rôle d’une commission de plein exercice et respectée. Et les peuples aussi ont leur mot à dire. Ils ont le droit de savoir ce qu’on prépare et décide pour eux. Le Parlement européen et les parlements nationaux sont là pour faire entendre leur voix.
Il faut que l’Europe décide sur l’essentiel, par exemple sur les conditions d’une gouvernance effective de la zone euro, et moins sur l’accessoire.
Et il faudra un jour, je le crois, pour que l’Europe ait un visage et une voix, il faudra un président et un seul pour l’Europe, élu par les citoyens. Car il n’existe pas de démocratie si les dirigeants sont anonymes et sans expression.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Sur tout cela, sur la France et l’Europe, et sur le monde si je le peux, je dirai la vérité aux Français.
Je ne ferai pas de promesses, agréables avant les élections, désastreuses après parce qu’on ne les tient jamais, et quelques fois quand on les tient c'est encore pire. Je ne raconterai pas d’histoires.
Je donnerai à chacun une ligne claire, et la même pour tous.
Je ne parlerai pas à la France en la divisant en catégories séparées, d’âge, de condition sociale, ou d’origine, à qui on donne à chacun le discours censé lui faire plaisir, comme on dit dans les Pyrénées «&amp;nbsp;à chaque âne son picotin ». Je ne parlerai pas aux vieux comme à des vieux&amp;nbsp;: je leur parlerai en citoyens, en citoyens d’expérience. Je ne parlerai pas aux jeunes comme à une catégorie particulière, mais comme à des citoyens de plein exercice qui auront demain à assumer pleinement notre nation.
Je n’opposerai pas les Français les uns aux autres. Un pays n’avance solidement que s’il avance solidairement. Je ne diviserai pas, je rassemblerai.
Quand on doit demander des efforts, la justice est une obligation morale, elle est même la condition de l’adhésion. Le principe de justice, que je suivrai, s’énonce simplement&amp;nbsp;: demander plus à celui qui peut le plus et moins à celui qui peut le moins.
Je serai le porte-parole non d’un parti, mais de l’intérêt général et je restaurerai sans faiblesse l’impartialité de l’État.
Je serai celui qui fera l’égalité réelle entre les hommes et les femmes.
Je défendrai la démocratie et le pluralisme. J’obligerai à la séparation des pouvoirs, qui fera une justice de pleine indépendance et une presse de pleine liberté. J’obligerai à une représentation équitable au Parlement de tous les courants d’opinion, même de ceux contre qui je me suis toujours battu.
Je ne céderai rien à l’extrémisme, qui est un danger mortel pour un peuple. Si nous avions la faiblesse de l’écouter, nous pleurerions un jour des larmes de sang.
Je ne concéderai rien aux candidats qui se croient favoris. Je leur dirai en face que la France a besoin de tourner la page sur leur double et successive hégémonie, et sur les erreurs dont ils ont été tour à tour responsables.
Je donnerai une garantie aux Français et à ceux qui, dans le monde, regardent la France. Je promets aux Français la fin des affaires qui salissent notre pays. Je sais bien que dans les temps que nous allons traverser rien ne sera facile. Je n’ai pas de baguette magique. Mais je garantis au peuple français que, dans l’ère nouvelle qui va s’ouvrir, aucun réseau d’influence financier ou partisan, aucun intérêt particulier, aucun mélange des genres n’aura droit de cité au cœur de l’État.
Je promets de voir et d’entendre ceux que personne ne voit ni n’entend. Ils sont des millions qui ont décroché ou n’ont jamais encore accroché. Ils viennent d’ici ou d’ailleurs. Ils étaient ou sont paysans, c'est-à-dire frères des miens, frères et sœurs de mes parents. Ils étaient ou sont ouvriers, d’ici ou d’ailleurs. Leurs enfants, comme on dit dans les cités «&amp;nbsp;tiennent les murs ». Leurs quartiers ont été souvent oubliés. Ils n’ont pas ou plus d’emplois, ou plus de ressources, plus d’espoir en tout cas. Ils sont souvent seuls et ce sont souvent les plus vulnérables. Personne ne leur parle vraiment. J'essaierai de leur parler, en tant que citoyens, pas en tant qu’assistés ou «&amp;nbsp;catégories sociales », j'essaierai de leur parler pour leur rendre leur place.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour gouverner la France en ces temps de tempête, il faut une majorité plus large que les majorités classiques d’un bord contre l’autre. À situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle. J’ai évoqué la nécessité d’un «&amp;nbsp;esprit d’union nationale ». Il est impératif, et à mes yeux d’ailleurs inéluctable, que pour redresser la France se forme, ouverte à tous les réformistes, d’où qu’ils viennent, une majorité du courage.
Seul un président de la République nouveau, soutenu par le peuple français, libre de ses décisions et de toute dépendance, peut garantir aux Français que les choses vont vraiment changer.
Et nos institutions le permettent, c'est même leur génie, puisqu’elles mettent entre les mains des électeurs un robuste fusil à deux coups&amp;nbsp;: d’abord l’élection présidentielle, ensuite les élections législatives qui éliront les députés décidés à soutenir cette nouvelle majorité, et sanctionneront durement ceux qui s’y refuseront.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, je veux vous dire que nous n’avons pas seulement la charge du présent ou de l’avenir immédiat.
Nous avons charge d’horizons plus lointains. Nous avons charge du siècle pour la France et pour l'Europe. Je veux vous dire ma certitude que la France doit formuler, pour elle, pour l’Europe et pour le monde, et je crois qu’elle est la seule parmi les nations à pouvoir le faire, elle doit formuler un projet pour développer l’être humain, femme, homme, enfant, dans toutes ses dimensions&amp;nbsp;: santé, équilibre, épanouissement intellectuel, créativité, culture, et même épanouissement philosophique ou spirituel.
Car nous ne sommes pas des organismes à produire et à consommer. Nous sommes destinés à nous élever au-dessus de nous-mêmes, pour comprendre le monde et pour le changer, dans le but d’humaniser l’homme et d’humaniser le monde.
Le monde ne se satisfait plus de l’injustice qui fait que les uns sont gavés, d’euros, de dollars ou de luxe stérile, et les autres n’ont pas même pas d’eau. Le monde ne se satisfait plus du matérialisme. Il exige qu’on prenne en charge la nécessité de tous. Et il espère qu’on lui montrera d’autres horizons pour l’être humain, pour sa liberté et pour sa conscience.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je viens à cette élection avec ce que la vie m’a donné et m’a appris. Elle m’a donné des racines, dans mon pays des Pyrénées bleues, auprès de mes parents qui n’avaient d’autre horizon que le travail, et aussi les livres, des racines dans la famille nombreuse et rigolote que nous avons voulue, des racines dans notre langue que j’aime et dont je crois qu’elle porte un trésor à nul autre pareil. Elle m’a donné le don de l’amour et de l’amitié. Elle m’a donné l’endurance pour traverser les difficultés. Elle m’a donné de ne jamais accepter que les obstacles soient invincibles. Elle m’a donné la confiance émouvante de femmes et d’hommes engagés, qui ont l’expérience et le niveau de prendre en mains la destinée du pays, et aussi la confiance de femmes et d’hommes, plus nombreux encore, dont la vie n’est pas la plus facile. C’est avec tout cela, ce bagage de vie, ce bagage de gratitude, que je veux servir notre pays au moment le plus impressionnant de notre histoire récente.
L’histoire commence. Nous sommes, vous et moi, au seul rendez-vous qui vaille, celui de la lucidité, celui du courage, celui de la volonté optimiste d’un peuple qui va décider de se relever.''&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Retrouvez la déclaration sur le site de campagne: &lt;a href=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2011/12/www.bayrou.fr&quot;&gt;www.bayrou.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Elections au Conseil National du MoDem</title>
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    <pubDate>Tue, 14 Jun 2011 01:54:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>MoDem</category>
        <category>Bayrou</category><category>Conseil National</category><category>MoDem</category><category>Politique</category>    
    <description>&lt;p&gt;Du 14 au 24 juin le MoDem élit son Conseil National pour trois ans. Le Conseil National est le parlement du Mouvement. Il n’a pas pour vocation de se substituer au Président et à l’exécutif, il a pour vocation de les conseiller et de les soutenir dans leur action, en exprimant les points de vue des territoires que représentent les conseillers nationaux. Je conduis avec Eric Valat la liste au Conseil National &quot;Démocrates pour l'Île-de-France&quot;Qui sommes-nous et que proposons-nous? &lt;a href=&quot;http://democratespourlidf.wordpress.com&quot;&gt;Pour en savoir plus...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/.photo-liste-cn_m.jpg&quot; alt=&quot;photo-liste-cn.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;photo-liste-cn.jpg, juin 2011&quot; /&gt;
&lt;strong&gt;Qui sommes-nous?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec des parcours très différents, nous avons en commun à la fois un engagement de terrain, dans les sections et circonscriptions, au fil des campagnes, et un engagement dans la réflexion à travers le travail des commissions. Vous retrouverez parmi nous des candidats aux municipales de 2008, aux Européennes de 2009 (Eric Valat et Monzon Koné) et aux Régionales de 2010, des délégués de circonscriptions, des animateurs de section, des membres des conseils départementaux et des bureaux, des membres et des responsables de commissions,  des responsables JDem, des militants actifs, un conseiller national et des élus. Nous représentons une diversité d’âges, de territoires, de professions, d’engagements associatifs, d’histoires personnelles qui font la richesse du MoDem.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous constituons un gage de solidité, d’efficacité, et de fidélité dans la durée. Nous avons fait la preuve de notre talent et de notre capacité de travail au service du MoDem. Retrouvez nos portraits et nos messages sur notre site internet: &quot;&lt;a href=&quot;http://democratespourlidf.wordpress.com/liste&quot;&gt;Liste&lt;/a&gt;&quot;, &quot;&lt;a href=&quot;http://democratespourlidf.wordpress.com/category/billets-des-candidats/&quot;&gt;Billets des candidats&lt;/a&gt;&quot; , &quot;&lt;a href=&quot;http://democratespourlidf.wordpress.com/category/candidats/&quot;&gt;Candidats&lt;/a&gt;&quot; . Le nuage de mots-clés vous permettra de retrouver des thèmes, des départements, des instances auxquels nous sommes associés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que proposons-nous?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous défendons les valeurs du MoDem et la fidélité à François Bayrou. L’indépendance et l’attachement à notre tradition sociale, européenne et libérale, sont les garants de notre capacité à ré-enchanter la vie politique et à &lt;strong&gt;proposer un nouveau modèle social&amp;nbsp;: une politique au service de l’Homme et des générations futures, une économie durable et solidaire, comptable des ressources de la planète&lt;/strong&gt;. Nous souhaitons avec le MoDem, &lt;strong&gt;redonner du sens à l’existence&lt;/strong&gt;, reconnaitre que la vie n’a pas qu’une dimension quantitative réductible à la satisfaction des besoins économiques, mais aussi une dimension relationnelle et spirituelle, dans le respect des convictions de chacun.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D’autre part, le Conseil peut faire des propositions au sujet de l’organisation du mouvement. Notre mouvement est jeune, c’est avec l’expérience que nous voyons apparaitre les difficultés. Un énorme travail de révision et de mise en cohérence des règlements intérieurs a déjà été effectué, il conviendra de le poursuivre de façon à construire un mouvement fort et pérenne, à motiver les adhérents. La campagne présidentielle sera un moment fort, nous espérons y retrouver l’élan, l’enthousiasme et l’espérance de 2007, il nous reviendra de nous organiser pour faire durer et grandir cette flamme dans les années suivantes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;N’hésitez pas à nous contacter: &lt;a href=&quot;mailto:%64%65%6d%6f%63%72%61%74%65%73%70%6f%75%72%6c%69%64%66%40%67%6d%61%69%6c%2e%63%6f%6d&quot;&gt;democratespourlidf@gmail.com&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Réunion publique sur l'aménagement de la rue de Rennes</title>
    <link>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2011/03/rue-de-Rennes</link>
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    <pubDate>Mon, 28 Mar 2011 16:49:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>6e arrondissement</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Le 23 mars avait lieu une réunion publique sur l'aménagement de la rue de Rennes au gymnase Littré. Pendant trois heures, élus et représentants d'associations se sont opposés sur un projet vidé de sa substance avec des arguments médiocres. La montagne accouche d'une souris. Il y a pourtant deux places à réaménager aux deux extrémités de la rue de Rennes. L'investissement et la durée des travaux méritent une vraie réflexion sur l'urbanisme, au delà du simple embellissement.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/et_la_rue_de_rennes.jpg&quot; alt=&quot;et_la_rue_de_rennes.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;et_la_rue_de_rennes.jpg, juil. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tant de débats, tant d'argent et tant de temps pour un projet sans aucune envergure dont le principal intérêt est encore la rénovation des réseaux d'eau et d'électricité sous les trottoirs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je me rejouis des embellissements prévus par le projet, mais je regrette un simple projet d'embellissement, qui manque une réflexion plus large sur l'urbanisme du quartier et s'enferme parfois dans des positions plus ideologiques que pragmatiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La réflexion sur l'aménagement de la place du Québec et de la place Saint-Germain d'un côté, de la place du 18 juin de l'autre, nous apparait comme un complément nécessaire à la réflexion sur l'aménagement de la rue de Rennes, ainsi que nous l'avions souligné dans notre programme municipal de 2008.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces deux places sont de caractère très différent. Tourisme et culture, quartier historique quasi piéton d'un côté, gare, centre commercial et lieu de travail de l'autre. Elles ont en commun d'être aux deux extrémités de la rue de Rennes et d'être impraticables aussi bien en vélo, à pied, en voiture et en bus!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La réflexion sur leur réaménagement donnerait un véritable sens au reamenagement de la rue de Rennes et servirait d'exemple à l'aménagement d'autres sites parisiens aux problématiques similaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous demandons un aménagement de la rue de Rennes qui tienne compte de ces enjeux d'urbanisme, à prévoir dans une seconde tranche de travaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'investissement et la durée des travaux méritent une reflexion au delà du simple embellissement.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Retraites: Chronique d'une réforme manquée</title>
    <link>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2010/10/Retraites-Chronique-d-une-reforme-manquee</link>
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    <pubDate>Fri, 29 Oct 2010 16:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>Economie</category><category>Egalité</category><category>Femmes</category><category>pauvreté</category><category>pensions</category><category>retaites</category><category>social</category><category>sécurité</category><category>travail</category>    
    <description>&lt;p&gt;Comment se donner des airs de grand réformateur en évitant soigneusement d'aborder le vif du sujet? Comment déplacer une question sociale sur le terrain de la sécurité? Pour finir, comment empêcher l'opposition de tirer le moindre profit des manifestations contre le gouvernement? Voilà le tour de passe-passe auquel vient de se livrer l'Elysée qui est décidément très fort en communication.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/.1069232863_8af10249fc_z_m.jpg&quot; alt=&quot;retraites&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;retraites, oct. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Acte 1: Créer l'atmosphère.&lt;/strong&gt; L'été 2010 est particulièrement délétère. Les aventures de &quot;la milliardaire&quot; passent en boucle, les personnages sont dignes d'un feuilleton à succès, avec vraies et fausses raisons de s'indigner et informations subtilement distillées. Madame Bettencourt passe une partie de l'année en Suisse? La belle affaire, elle est libre de vivre où elle souhaite, d'autant plus qu'elle a le bon goût de payer encore ses impôts en France. Au passage, on caresse le populisme latent, toute personne qui mettrait le pied en Suisse devient vaguement suspecte... A côté de cela, le fait que le Ministre du Budget soit aussi trésorier de l'UMP passe presque inaperçu, alors qu'il y a cette fois une vraie raison de se scandaliser. Il faut que le feuilleton dure. Il est faussement embarrassant pour le pouvoir, ce qui le lave du soupçon d'orchestrer lui-même un cirque médiatique bien utile pour éviter les vraies questions embarrassantes comme l'affaire de Karachi qui aurait dû faire chuter n'importe quel gouvernement démocratique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Acte 2: Diviser sur une proposition &quot;clivante&quot;.&lt;/strong&gt; Reprenant les meilleures techniques des néo-conservateurs américains, le gouvernement aime les propositions clivantes. Elles obligent à se positionner pour ou contre une proposition simple à comprendre et imposent les termes du débat. La réforme des retraites se jouera donc sur &quot;pour ou contre la retraite à 62 ans&quot;. En réalité, la proposition est faussement simple: elle fait l'impasse sur les mille et une exceptions (les femmes mères de trois enfants, les métiers pénibles, les personnes qui ont travaillé très jeunes, etc.) et sur le fait qu'il ne s'agit que d'un condition nécessaire, mais pas suffisante: il faut avoir 62 ans pour partir en retraite &lt;ins&gt;et&lt;/ins&gt; un certain nombre de semestres de cotisation. C'est précisément là que le bât blesse: les périodes de chômage ou de congés créent des carrières &quot;à trous&quot; pour nombre de salariés, ce qui fait que les conditions (en apparence assez raisonnables) deviennent de plus en plus difficiles à satisfaire dans un pays où le taux d'activité des 55-65 ans est particulièrement bas. Pour renforcer l'effet &quot;clivant&quot;, le gouvernement choisit systématiquement le passage en force et l'absence de concertation. Le résultat attendu est immédiat: d'immenses manifestations.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Acte 3: Discréditer les manifestants.&lt;/strong&gt; Comme à aucun moment les vraies questions ne sont posées, les manifestants donnent l'impression de défiler contre une proposition de bon sens: allonger la durée de cotisation pour préserver les pensions alors que l'espérance de vie a augmenté. En réalité, les manifestants défilent tous contre la réforme, mais avec des intentions très différentes, et hélas inaudibles. Certains manifestants campent certes sur un &lt;em&gt;statu quo&lt;/em&gt; intenable financièrement, mais une grande partie n'est pas contre toute réforme mais contre cette réforme-là et sa méthodologie, c'est par exemple le cas de la CFDT. Ils soulignent que la réforme est injuste, ne corrige pas les aberrations du système actuel et de ses multiples régimes, ne prend pas en compte les réalités du marché du travail actuel et ne permet aucun équilibre financier. Les manifestants soulignent aussi avec raison que le vrai problème derrière le financement des retraites est le taux de chômage trop élevé des jeunes et des vieux, ce qui raccourcit terriblement la période de cotisation effective et s'ajoute aux déséquilibres démographiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Acte 4: Déplacer le débat sur les questions de sécurité.&lt;/strong&gt; Après avoir rendu tout débat sérieux inaudible, il restait à changer définitivement de terrain. Le terrain le plus favorable à ce gouvernement n'a jamais été le social où ses résultats sont particulièrement mauvais. L'ex-ministre de l'intérieur Sarkozy passe pour un homme à poigne auprès des Français, la sécurité est son point fort — au moins dans les sondages. Le 12 octobre, les médias annoncent en boucle que la mobilisation faiblit et que &quot;les jeunes&quot; sont entrés dans le mouvement. Le gouvernement accuse la gauche &quot;d'irresponsabilité&quot;. En réalité, les manifestations n'ont jamais été aussi denses et rassemblent surtout des &quot;vieux&quot;, mais on a placé autour d'un certain nombre de lycées des cordons de CRS en grande tenue de combat. Le résultat prévisible ne se fait pas attendre: l'approche des vacances, l'ennui suscité par les ratés de la réforme des lycées et les incitations médiatiques et policières font descendre &quot;spontanément&quot; les jeunes dans la rue. Pour achever d'effrayer le bourgeois, on laisse faire quelques casseurs, les pompes à essence sont asséchées, ambiance quasi insurrectionnelle! Heureusement, le gouvernement veille. Grâce à sa fermeté l'ordre est rétabli. Le 19 octobre, sous l'air grave de Sarkozy qui annonce en marge du sommet de Deauville qu'il fera face à ses responsabilité, perce un air de jubilation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Acte 5: Baisser le rideau sur un &quot;succès&quot;&lt;/strong&gt;. Le 27 octobre, la réforme est votée en passant en force. Le gouvernement décrète la fin de la partie sur un succès pour lui qui a su rester si ferme et rétablir l'ordre. Enfin presque... Certes, les casseurs qu'il avait lui-même excités cessent de casser, les vacances viennent calmer le jeu, mais les grèves et la mobilisation continuent bien que les médias n'en parlent plus. Fort à propos, une dépêche de Ben Laden à l'authenticité discutée (cf &lt;a href=&quot;http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2444064&amp;amp;rubId=4077&quot;&gt;La Croix du 28 octobre&lt;/a&gt;) et un nouveau rebondissement dans l'affaire Bettencourt occupent la une du 27. La gauche qui dénonce les policiers provocateurs dans les cortèges est prise au piège: elle aussi s'est déplacée sur le terrain de la sécurité. Rideau, on passe à un autre sujet. Un remaniement serait idéal pour achever de tourner la page.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je ne suis pas persuadée que le gouvernement s'en tirera à si bon compte.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'une part, les mouvements sociaux peuvent reprendre et la mobilisation ne faiblit pas autant que les médias le prétendent. Curieusement, alors que France Info annonçait le 28 que les grèves étaient terminées, la même radio annonçait quelques minutes plus tard qu'un tiers des vols de Roissy étaient annulés et la moitié des vols de Roissy. Drôle de retour à la normale!&lt;strong&gt;  Les troubles pourraient facilement dégénérer de façon incontrôlable&lt;/strong&gt;. On se souvient de l'affaire des deux adolescents de Clichy morts dans un transformateur et des émeutes qui avaient suivi en 1995.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D'autre part, &lt;strong&gt;rien n'est résolu&lt;/strong&gt;, le système court toujours vers sa faillite. Le taux d'activité des 55-65 est trop faible pour sauver un système trop déséquilibré, la réforme risque surtout de multiplier les &quot;vieux pauvres&quot;, chômeurs en fin de droits qui attendront avec le RMI d'atteindre l'âge de 67 ans pour toucher une retraite à faible taux, faute du nombre de semestres suffisants.&lt;strong&gt; D'ici un an ou deux il faudra se remettre à une réforme, avec un pays toujours plus traumatisé et des marges de manoeuvres financières toujours plus faibles.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Victoires à la Pyrrhus</title>
    <link>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2010/03/Victoires-a-la-Pyrrhus</link>
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    <pubDate>Tue, 23 Mar 2010 12:37:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>Régionales 2010</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Au soir du 14 mars, un perdant a été aussitôt identifié, le MoDem. Il a perdu une bataille, il n’a pas encore tout à fait perdu la guerre, nous y reviendrons dans un prochain billet. Europe Ecologie, le Parti Socialiste, le Front National, le Parti de gauche et même l’UMP, avec une certaine dose de mauvaise foi et de déni de la réalité, ont célébré ce qui leur apparaissait comme des «victoires», mais ces victoires risquent de révéler des victoires à la Pyrrhus. Pyrrhus 1er est ce roi d’Epire qui a certes gagné les batailles d'Héraclée en - 280 et d'Ausculum en - 279, mais en y perdant son armée et en hypothéquant son avenir.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/.Pyrrhus.JPG_s.jpg&quot; alt=&quot;Pyrrhus.JPG.jpeg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;Pyrrhus.JPG.jpeg, mar. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Tous les partis ont perdu des voix entre le 1er tour de 2004 et le 1er tour de 2010, à l'exception de l’union de la gauche qui en gagne 40 000, une bien faible progression quand le corps électoral compte deux millions trois cents mille électeurs supplémentaires! La perte de voix la plus spectaculaire est à droite avec près de trois millions et demi de voix perdues. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/regionales/diff-voix2004-2010.png&quot; title=&quot;diff-voix2004-2010.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/regionales/.diff-voix2004-2010_m.jpg&quot; alt=&quot;diff-voix2004-2010.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;diff-voix2004-2010.png, mar. 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Si le pourcentage de suffrages exprimés peut faire illusion, en pourcentage des inscrits, tous les partis reculent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/regionales/inscrits2004-2010.png&quot; title=&quot;inscrits2004-2010.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/regionales/.inscrits2004-2010_m.jpg&quot; alt=&quot;inscrits2004-2010.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;inscrits2004-2010.png, mar. 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En apparence, rien ne change fondamentalement si l'on considère la répartition des sièges en 2004 et 2010 (source: &lt;a href=&quot;http://www.elunet.org/&quot;&gt;http://www.elunet.org/&lt;/a&gt; et chiffres du ministère de l'intérieur).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/regionales/sieges2004.png&quot; title=&quot;sieges2004.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/regionales/.sieges2004_m.jpg&quot; alt=&quot;sieges2004.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;sieges2004.png, mar. 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/regionales/sieges2010.png&quot; title=&quot;sieges2010.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/regionales/.sieges2010_m.jpg&quot; alt=&quot;sieges2010.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;sieges2010.png, mar. 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’UMP&lt;/strong&gt; se vante d’avoir su faire l’union dès le premier tour, excellente méthode pour ne pas se compter et concéder le moins possible à ses alliés lors des futures territoriales, et arrive en tête dans quelques régions. Certes, elle ratisse large et parvient à prendre en otage le Nouveau Centre, les Chasseurs, les Radicaux et le MPF, mais elle se prive de toute possibilités de reports de voix au second tour et concède un nombre de siège plus important qu’en 2004 à ses alliés. L’UMP perd collectivement comme union de la droite (490 sièges en 2004, 460 en 2010) et termine avec 330 sièges au lieu de 345 en 2004. En nombre de voix, la défaite est encore plus cinglante: la droite perd deux millions de voix, alors que le corps électoral compte deux millions trois cents mille électeurs supplémentaires!  Elle améliore son résultat catastrophique du premier tour (12,31% des inscrits), mais alors qu’elle rassemblait 23,25% en 2004 des inscrits en 2004, elle ne rassemble que 17,29% en 2010, alors qu’elle est présente dans toutes les régions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le Front National&lt;/strong&gt; n’est qu’un gagnant de façade, grâce à l'abstention, il perd en réalité un million de voix entre le premier tour de 2004 et celui de 2010 et passe de 9,35% des inscrits en 2004 à 5,49% des inscrits de 2010. Bien qu’il se maintienne à un haut niveau au second tour, il perd des élus, de 156 à 118.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’incapacité de gagner seuls, même rassemblés, la tentation de gagner avec le FN risque de réapparaître à la droite de la droite avec la tentation symétrique de ressusciter l’UDF. Ces deux forces centrifuges pourraient faire éclater un groupe dont la cohérence idéologique est de plus en plus artificielle et ne tenait que par la promesse de la victoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le Parti de Gauche&lt;/strong&gt; perd des élus, mais gagne sur la stratégie. L’union de la gauche l’emporte largement sans alliance avec le MoDem.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Europe Ecologie&lt;/strong&gt; est en apparence le grand gagnant des régionales: une progression spectaculaire en nombre d’élus, de 159 à 263, mais aucun présidence de région. Les Verts ont préféré maximiser leur nombre d’élus au lieu d’exiger de leur allié le PS des présidences de région. Cette stratégie risque de leur coûter cher à l’avenir et de les cantonner dans le rôle de supplétifs du PS qui n’auront aucune région «vitrine» qui leur permettrait d’expérimenter un programme différent de celui de la gauche. Ils ont perdu une occasion historique d’exister politiquement et de provoquer une recomposition des lignes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le Parti Socialiste&lt;/strong&gt; renouvelle et améliore son exploit de 2004 et remporte une région de plus, la Corse. Il augmente pourtant peu son nombre d’élus, de 714 à 754, malgré un recul des sièges du PC et de la gauche du PS, de 191 à 102. Ce sont les écologistes qui profitent finalement de la bonne performance de l’union de la gauche. Plus grave, le PS risque de se retrouver prisonnier de sa victoire. Les tenants de l’union de la gauche et du statu quo l’ont finalement emporté contre les tenants de la modernisation idéologique et de l’alliance avec le MoDem. Par défaut, «la gauche» a gagné sans difficulté, alors même que la plupart des présidents sortants sont des inconnus assez terne au bilan honnête mais rarement flamboyant. Hélas, il est peu vraisemblable que cette stratégie par défaut suffise pour remporter une élection présidentielle. Le grand écart entre les déclarations très idéologiquement marquées à gauche du PS et sa pratique très gestionnaire et réaliste du pouvoir n’a pas échappé au Front de Gauche qui n’a cessé d’attaquer le PS sur ce thème au cours de la campagne. Sans les voix écologistes, le recul de la gauche aurait été manifeste. Le PS se retrouve dans une impasse idéologique et dans l’incapacité de travailler sérieusement à un programme: ou il conserve son logiciel de l’époque de la guerre froide en façade et sa co-gestion néo-libérale des affaires avec l’Etat UMP, mais il y perd sa crédibilité et ses électeurs; ou il modernise son logiciel et le met en accord avec de nouvelles pratiques, au risque de fâcher sa gauche. Comme cette gauche résiste et vient de donner tort au camp «moderniste», le statu quo et le gel idéologique prévaudront, pour le malheur du PS en 2012. De ce côté-là aussi, l’éclatement menace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le décompte des voix est plus éloquent que les pourcentages de suffrages exprimés. Il traduit une désaffection générale pour les propositions politiques en présence.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;En 2004:&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/regionales/1ertour2004.png&quot; title=&quot;1ertour2004.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/regionales/.1ertour2004_m.jpg&quot; alt=&quot;1ertour2004.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;1ertour2004.png, mar. 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/regionales/2etour2004.png&quot; title=&quot;2etour2004.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/regionales/.2etour2004_m.jpg&quot; alt=&quot;2etour2004.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;2etour2004.png, mar. 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Même au deuxième tour, l'électeur ne se résout plus à voter utile. Les chiffres de l'abstention le montrent clairement:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;En 2010:&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/regionales/1ertour2010.png&quot; title=&quot;1ertour2010.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/regionales/.1ertour2010_m.jpg&quot; alt=&quot;1ertour2010.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;1ertour2010.png, mar. 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/regionales/2etour2010.png&quot; title=&quot;2etour2010.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/regionales/.2etour2010_m.jpg&quot; alt=&quot;2etour2010.png&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; title=&quot;2etour2010.png, mar. 2010&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le parti qui saura finalement entrer en résonance avec les attentes des Français balaiera ses concurrents à la prochaine élection. &lt;strong&gt;A la lecture des résultats des élections régionales, malgré leurs élus, ni le PS, ni l'UMP, ni les écologistes ne semblent en mesure de construire cette alternative.&lt;/strong&gt; Le risque d'éclatement ou l'enfermement dans les logiques anciennes les en empêchent.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2010/03/Victoires-a-la-Pyrrhus#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Burqa: une autre loi était possible</title>
    <link>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2010/02/Burqa-une-autre-loi-etait-possible</link>
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    <pubDate>Mon, 01 Feb 2010 17:19:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>burqa</category><category>Eric Besson</category><category>Femmes</category><category>GRID</category><category>identité nationale</category><category>islam</category><category>Lois</category><category>Parlement</category><category>religion</category>    
    <description>&lt;p&gt;Dans la ligne du pseudo débat sur l’identité nationale, plus ou moins instrumentalisé au service d’une communication destinée à diaboliser l’islam, après des heures de discussions sans vrai consensus, nos députés ont fini par adopter une loi pour interdire la burqa dans les lieux publics.
Il existait une autre loi possible, qui aurait été en cohérence parfaite avec la Constitution et  les valeurs de la République. Cette loi existe d'ailleurs en Italie depuis 1975.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/.burqa3_m.jpg&quot; alt=&quot;burqa3.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;burqa3.jpg, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Légiférer sur la burqa, c’est consacrer beaucoup d’énergie à quelques centaines de femmes en France quand il s’agirait de s’occuper de dossiers plus brulants: chômage, dette, crise économique, guerre en Afghanistan, sécurité sociale en péril, etc.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Est-ce bien la finalité d’une loi de décider comment il convient de s’habiller? Qu’il existe des règlements ou des arrêtés qui définissent les codes vestimentaires dans certains lieux, pourquoi pas, mais une loi nationale?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les Eglises ont unanimement protesté contre la stigmatisation de l’islam et le caractère inapproprié d’une législation sur le vêtement qui relève de la vie privée et des libertés individuelles. Elles ont également souligné le risque d’isolement que la loi entrainerait.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A ce rythme, la législation peut continuer et interdire les monokinis sur les plages, les cagoules sur les tête des ados, les turbans, ou tout autre vêtement, ou bien à obliger certaines catégories de population à porter un signe distinctif. Nous connaissons quelques précédents. Stigmatiser une catégorie de la population et s’ingérer dans la vie privée est particulièrement malsain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce genre de loi relève uniquement de la manipulation idéologique ou de la propagande. Dans les cas qui peuvent se justifier, des réglementations municipales existent déjà ou bien il suffit de punir les délits déjà inscrits dans la loi (pour la délinquance des mineurs, par exemple).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Faut-il pour autant accepter la burqa? Faut-il accepter les problèmes de sécurité liés à l’incapacité d’identifier une personne? Faut-il rester muet face aux pressions qui peuvent s’exercer sur les jeunes femmes qui choisissent de se voiler? Faut-il laisser prospérer un prosélytisme douteux? Ce ne sont pas pour ces valeurs intégristes que les Musulmans modérés sont en France, et ils seraient les premiers à lui reprocher de favoriser la propagande intégriste. Les femmes qui portent la burqa sont curieusement des converties, pour un quart d’entre elles, des femmes de moins de quarante ans, et plus souvent des françaises que des étrangères, si l’on en croit l’étude qui a été faite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une autre loi était possible, qui aurait été en cohérence parfaite avec la Constitution et  les valeurs de la République. Elle m’a été suggérée par Kudrat Singh qui réfléchit à ces sujets depuis un certain temps.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’une des valeurs de la République est la capacité donnée à chaque individu d’exprimer son identité personnelle, et par là sa liberté comme personne, et de reconnaître réciproquement  l’identité de son interlocuteur. Il suffit donc donc de demander que le visage des personnes soit découvert de façon à permettre de les identifier, à moins d’empêchement médical — un blessé qui aurait le visage bandé par exemple.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le critère a le mérite d’être relativement clair et opérationnel, et de ne stigmatiser aucune catégorie, de ne pas porter atteinte aux libertés individuelles ou s'immiscer dans le domaine personnel de la religion ou des choix vestimentaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une telle loi a fait ses preuves, elle existe en Italie depuis 1975. Elle interdit de se couvrir le visage dans les lieux publics, il n'y a que la Ligue du Nord qui demande de légiférer sur la burqa, pour les raisons idéologiques que l'on imagine. (Voir Le Monde du 28 janvier: &quot;&lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/societe/article_interactif/2010/01/28/debat-sur-le-voile-integral-ou-en-sont-nos-voisins_1297291_3224.html#xtor=EPR-32280229-%5BNL_Titresdujour%5D-20100129-%5Bderoule%5D&amp;amp;ens_id=1245449&quot;&gt;Débat sur le voile intégral&amp;nbsp;: où en sont nos voisins ?&lt;/a&gt;&quot;)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2010/02/Burqa-une-autre-loi-etait-possible#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Les perles d'Hervé Morin: &quot;la dignité de la personne reste une valeur très relative&quot;</title>
    <link>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2010/01/Les-perles-d-Herve-Morin-la-dignite-de-la-personne-reste-une-valeur-tres-relative</link>
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    <pubDate>Sun, 31 Jan 2010 13:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>Société</category>
        <category>burqa</category><category>démocratie</category><category>Eric Besson</category><category>Femmes</category><category>identité nationale</category><category>islam</category><category>Lois</category><category>religion</category><category>Sarkozy</category>    
    <description>&lt;p&gt;Le 29 janvier, à la fin d'un article dans Libération, Hervé Morin accumule les perles à propos de la burqa.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je laisse aux lecteurs le soin d'apprécier ses conceptions de la laïcité, de la dignité de la femme et de la dignité de la personne.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/.morin_m.jpg&quot; alt=&quot;morin.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;morin.jpg, fév. 2010&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le paragraphe commence pourtant bien: &lt;q&gt;Une personne, c'est d'abord un visage&lt;/q&gt;, on comprend mal ensuite toutes les raisons qu'il donne de ne pas légiférer.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;q&gt;Mais sur quels principes fonder une telle loi? Au nom de la laïcité? Certainement pas. La laïcité à la française défend la liberté de conscience religieuse.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Entre la liberté de conscience religieuse et le prosélytisme intégriste, il y a quelques nuances...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;q&gt;Au nom de la dignité de la femme? Attention, je dis qu’il y a danger quand on considère qu’une loi peut porter sur la dignité de la personne qui reste une notion très relative. Dans ce cas, pourquoi ne pas légiférer contre la prostitution qui est ni plus ni moins une forme d’esclavagisme moderne?&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Deux perles en quelques lignes! La dignité de la personne serait une valeur relative, et la charte européenne des droits de l'homme?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On ne pourrait pas légiférer contre la prostitution: c'est pourtant le cas!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;q&gt;Seules des exigences de sécurité pourraient justifier une loi. Peut-on aller chercher son enfant à l’école sans pouvoir être identifié&amp;nbsp;? Clairement non&amp;nbsp;! Une circulaire du ministère de l’éducation nationale suffirait.&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Certes, mais l'argument sécuritaire est largement plus dangereux que ceux qui ont été précédemment cités.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pourquoi avoir écarté si vite un bon principe: &lt;em&gt;une personne c'est d'abord un visage&lt;/em&gt;&amp;nbsp;? C'est la loi italienne de 1975, et elle permet de traiter avec efficacité la question de la burqa, sans viser spécifiquement aucune religion.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2010/01/Les-perles-d-Herve-Morin-la-dignite-de-la-personne-reste-une-valeur-tres-relative#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>&quot;Députés Lisbonne&quot;: un scandale pour la démocratie</title>
    <link>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/12/Deputes-Lisbonne-un-scandale-pour-la-democratie</link>
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    <pubDate>Thu, 10 Dec 2009 01:17:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>Elections</category>
        <category>cumul des mandats</category><category>démocratie</category><category>Europe</category><category>Parlement</category><category>Union Européenne</category><category>élections européennes</category>    
    <description>&lt;p&gt;Ce qu'il y a de scandaleux dans le scandale, c'est qu'on s'y habitue. &lt;a href=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/12/Simone de Beauvoir&quot; title=&quot;Simone de Beauvoir&quot;&gt;Simone de Beauvoir&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A quand une pétition transpartisane?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/.drapeauUE_m.jpg&quot; alt=&quot;europe&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;europe, déc. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alors qu'il aurait été très simple de faire élire potentiellement les deux députés supplémentaires que nous donne le traité de Lisbonne au moment des Européennes de 2009, en appliquant les règles communes, l'Elysée invente la nomination de députés nationaux à Bruxelles&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un comble quand on sait que le cumul de deux mandats de parlementaires est interdit!
On ne pouvait pas trouver plus mauvaise solution.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comme démocrate, je partage l'indignation des cinq sénateurs verts signataires d'une tribune dans le Monde.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La tribune dans le Monde: &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/09/deputes-lisbonne-un-ersatz-democratique-par-cinq-senateurs-verts_1278339_3232.html#xtor=RSS-3208&quot;&gt;http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/09/deputes-lisbonne-un-ersatz-democratique-par-cinq-senateurs-verts_1278339_3232.html#xtor=RSS-3208&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/12/Deputes-Lisbonne-un-scandale-pour-la-democratie#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Lettre ouverte à Gilles Perret, réalisateur de &quot;Walter, retour en Résistance&quot;</title>
    <link>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/11/Lettre-ouverte-au-realisateur-de-Walter-retour-en-Resistance</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:67d90145c50b9b8c7ed265840b7ac0ee</guid>
    <pubDate>Mon, 09 Nov 2009 08:39:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>Antisémitisme</category><category>Camps</category><category>Egalité</category><category>Femmes</category><category>Guerre</category><category>Juifs</category><category>MoDem</category><category>Nazisme</category><category>Résistance</category><category>Sarkozy</category><category>Simone Veil</category>    
    <description>&lt;p&gt;Je sors de la projection de votre film, recommandé par une amie journaliste. J'ai partagé votre critique du gouvernement actuel, et j'ai trouvé le film très courageux de ce point de vue. J'ai particulièrement apprécié les interventions de Stéphane Hessel. (...) J'ai néanmoins regretté deux omissions gênantes, surtout quand nous défendons des idéaux humanistes et l'égalité des droits.(...) Les deux grands absents du film sont les femmes et les Juifs.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/walter.jpg&quot; alt=&quot;walter.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;walter.jpg, nov. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cher Monsieur Perret,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je sors de la projection de votre film, recommandé par une amie journaliste.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai partagé votre critique du gouvernement actuel, et j'ai trouvé le film très courageux de ce point de vue. J'ai particulièrement apprécié les interventions de Stéphane Hessel.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je suis une militante du Mouvement Démocrate où nous avons aussi le sentiment d'être entrés en Résistance depuis 2007. Le livre de François Bayrou, Abus de pouvoir, porte le même message que votre film, sous une autre forme. Moi-même, j'écris des choses assez proches du message du film: &lt;a href=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/11/Identite-nationale&quot;&gt;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/11/Identite-nationale&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'ai néanmoins regretté deux omissions gênantes, surtout quand nous défendons des idéaux humanistes et l'égalité des droits.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'égalité des droits est aussi l'égalité du droit à la mémoire. La période de la Libération n'a pas toujours été exemplaire sur ces deux points, mais soixante ans après, on pourrait mieux faire&amp;nbsp;!
Je m'étonne d'autant plus de ces omissions que les parallèles avec le présent ne manquaient pas. Je suis très surprise que personne ne l'ai remarqué avant moi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les deux grands absents du film sont les femmes et les Juifs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On mentionne à peine les noms de Germaine Tillion et Lucie Aubrac au détour d'une phrase dans les dernière minutes. Pour le reste rien que de très conventionnel: une institutrice, la compagne de Walter qui fait la cuisine, des femmes qui rigolent avec Sarkozy d'une façon assez peu digne. Quand l'idéologie nazie assignait les femmes aux trois &quot;K&quot; (Kuche, Kinder, Kirche), votre film aurait pu en donner une image un peu différente. Les femmes ont joué un rôle important dans la Résistance, même si le CNR n'a pas brillé pour son féminisme en oubliant le vote des femmes dans son programme de mars 1944. Heureusement, grâce à De Gaulle, le vote des femmes est l'un des grands acquis de la Libération fin 1944.
Quelques références:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Numéro spécial de Clio sur les femmes et la résistance: &lt;a href=&quot;http://clio.revues.org/index700.html&quot;&gt;http://clio.revues.org/index700.html&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Dans ce numéro, un article de Rita Thalmann sur l'oubli des femmes dans l'historiographie: &lt;a href=&quot;http://clio.revues.org/index513.html&quot;&gt;http://clio.revues.org/index513.html&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;Les femmes et la Résistance&lt;/em&gt; - Cahiers de la Résistance de Laurence Thibault et Jean-Louis Crémieux Brilhac (AERI), La Documentation française.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;em&gt;De l'ombre à la lumière. La représentation de l'action des femmes dans la Résistance&lt;/em&gt; par Rolande Trempe (AERI), la documentation française.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;L'UMP est le parti qui élimine régulièrement les femmes de son gouvernement après l'affichage de 2007 sur la parité. En réalité, nous étions au mieux à un tiers de femmes quand le discours officiel prétendait défendre la parité. On sait aussi à quel point l'UMP préfère payer plutôt que de faire élire des femmes. On les prend peu au sérieux, on n'hésite pas à caser  dans les listes une cousine, une maîtresse ou une secrétaire à la place d'une vraie femme politique, et bien sûr on leur réserve les circonscriptions inéligibles. Tous les partis français ont cette tendance, mais l'UMP détient la palme. Plus grave, un certain nombre de mesures ont renforcé la précarité des femmes qui sont majoritaires chez les travailleurs pauvres, particulièrement touchés par ce gouvernement. Dans ce contexte, votre omission est une forme d'aveuglement qui me surprend.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Encore plus gênant, sauf erreur de ma part, à aucun moment votre film ne mentionne les rafles et les déportations de Juifs par la police française. Je sais que ce n'est pas le propos du film qui porte sur la Résistance, mais comment peut-on montrer des camps de concentration sans dire que l'écrasante majorité des prisonniers étaient juifs? Comment ne pas dire aussi que les taux de survie des politiques et des Juifs sont sans commune mesure parce que les conditions de détention étaient bien pires pour les seconds, voués à l'extermination, 2% d'un côté, 40% pour le groupe de Walter? Il est vrai qu'il y eut beaucoup moins de Juifs que de Résistants pour raconter leur détention et que l'on écoutait plus volontiers ceux qui rappelaient que la France avait été héroïque que ceux qui rappelaient que la police de Vichy avait raflé des innocents pour les livrer aux nazis. Simone Veil est très explicite sur ce point dans ses mémoires. Alors que sa soeur est invitée régulièrement à témoigner comme résistante, les regards se détournent d'un air gêné quand elle parle de sa propre déportation comme juive.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Votre &quot;oubli&quot; est d'autant moins compréhensible que le parallèle est évident avec les rafles de sans papiers plusieurs fois mentionnées dans le film.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une dernier point: la liberté de la presse était bien dans les programmes du CNR, mais les gouvernements qui se sont succédés depuis la Libération n'ont jamais appliqué ce point du programme. Ils se sont contenté des rebaptiser la censure &quot;commission du papier&quot; puis &quot;commission paritaire&quot;. Vous avez néanmoins raison de dénoncer la mise sous tutelle toujours plus serrée des médias.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;J'aimerais beaucoup une réponse de votre part sur les deux points qui m'ont profondément choquée et m'ont empêchée d'apprécier complètement votre film et de le trouver totalement en phase avec son propre message. Pour le reste, je partage votre vision très critique de l'époque actuelle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bien cordialement,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Anne-Sophie Godfroy-Genin&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le site du film: &lt;a href=&quot;http://www.walterretourenresistance.com/&quot;&gt;Walter, retour en Résistance&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/11/Lettre-ouverte-au-realisateur-de-Walter-retour-en-Resistance#comment-form</comments>
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    <title>Saint-Germain-des-Prés: l'hémorragie continue</title>
    <link>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/11/Saint-Germain-l-hemorragie-continue</link>
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    <pubDate>Sat, 07 Nov 2009 11:34:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>Quartier Latin</category>
        <category>6e</category><category>activités culturelles</category><category>Quartier Latin</category><category>Universités</category><category>éditeurs</category>    
    <description>&lt;p&gt;L'hémorragie continue: Le Seuil quitte la rue Jacob pour installer ses bureaux à Montrouge. Un éditeur de plus qui quitte le Quartier Latin. Seule consolation, comme plusieurs de ses confrères, il conservera une &quot;vitrine&quot; à Saint-Germain-des-Prés pour les signatures d'écrivains et les conférences de presse. On sauve la façade, mais le reste se passera ailleurs. Deux articles se sont émus de la chose: &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/culture/0101600620-pas-de-quartier-pour-les-editeurs&quot;&gt;un article d'Edouard Launet dans Libération&lt;/a&gt; et un &lt;a href=&quot;http://didier-jacob.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/11/03/il-n-y-aura-bientot-plus-d-editeurs-a-saint-germain-des-pres.html&quot;&gt;article de Didier Jacob du Nouvel Obs&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/.saint-germain_m.jpg&quot; alt=&quot;Saint-Germain-des-pres&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;Saint-Germain-des-pres, nov. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le Seuil déménage à Montrouge. Grasset, Fayard et P.O.L. font encore de la résistance, pour combien de temps?  En 1989, Les Presses de la Cité ont quitté la rue Garancière pour l'avenue d'Italie. D'autres ont suivi: Hachette est désormais dans le 15e, quai de Grenelle, et Flammarion quai Panhard-et-Levassor dans le 13e, Robert Laffont est avenue Marceau.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans le même temps, les PUF ont disparu pour laisser place à Delaveine. La fringue remplace le livre. Le Divan est devenu Dior, Magnard n'est plus une librairie ouverte jusqu'à minuit pour y feuilleter quelques livres avant une séance de cinéma à Odéon, c'est une parapharmacie ou un &quot;Tati Or&quot;, et le Starbucks a remplacé la librairie médicale au bout de la rue de l'Ecole-de-Médecine.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nostalgie, nostalgie&amp;nbsp;? Pas seulement. Plusieurs choses sont en jeu:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;1. L'atmosphère générale d'un quartier. S'il n'est plus qu'un quartier touristique qui vit sur son passé, la réplique du même quartier à Disney finira par satisfaire tout autant le touriste qui n'y viendra plus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;2. La créativité et la vitalité de l'édition française. Les éditeurs eux-mêmes ne s'y trompent pas et ont commencé à réinstaller des bureaux ou à conserver des &quot;vitrines&quot;. Un quartier d'affaire anonyme ne remplacera jamais complètement l'atmosphère du quartier latin. Les rencontres fortuites avec des auteurs, des créateurs ont plus de chances de se faire dans le jardin du Luxembourg qu'à la Plaine-Saint-Denis. Bref, l'écosystème est manifestement plus favorable. Espérons que l'on s'en apercevra avant de faire déménager l'EHESS !&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;3. L'équilibre entre les activités économiques d'un quartier: En gros les activités du quartier latin se partagent en trois tiers. Un tiers de commerce et tourisme, un tiers d'enseignement supérieur et recherche, un tiers d'industrie culturelle. Si les universités et les éditeurs déménagent — ce qu'elles ont largement commencé à faire avec les annexes de la Sorbonne à Malesherbes et Clignancourt, d'Assas dans le 15e, le départ des Ponts-et-Chaussées vers Marne-la-Vallée, etc.) — il ne restera que le tourisme, ce qui modifiera profondément les équilibres du quartier. Une mono-activité tournée vers le tourisme est vouée au dépérissement car le tourisme ne présente d'intérêt que si le lieu a une ambiance, ambiance donnée par les autres activités, culturelles et universitaires.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;4. L'idée de déménager les universités et les entreprises culturelles ne garantit pas leur pérennité. Chacun sait combien les universités hors de Paris sont moins attractives, personne ne sait si les éditeurs parviendront à recréer un environnement créatif. On sait que l'édition ou le cinéma peuvent mourir, est-il bien raisonnable de risquer des transplantations sauvages là où il n'y a pas de vraie nécessité&amp;nbsp;? Cela n'empêche pas de poursuivre le développement de nouveau quartiers, de nouveaux lieux de culture, ailleurs, mais est-il indispensable de déshabiller Pierre pour habiller Paul ?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;5. Environ le tiers des surfaces habitables du 6e appartient à l'État ou à des collectivités, sans compter le domaine privé de la Ville de Paris. N'y a-t-il pas là le levier d'une politique de maintien des activités universitaires et culturelles? Pourquoi transférer l'EHESS à Aubervilliers quand l'ancien immeuble d'EDF se libérait à quelques dizaines de mètres sur le même boulevard?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il n'y a aucune fatalité à ces évolutions, nous manquons simplement politiques d'aménagement et de volonté politique pour maintenir les activités publiques et inciter les entreprises à rester.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Identité nationale: l'arbre qui cache la forêt</title>
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    <pubDate>Mon, 02 Nov 2009 16:09:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>Eric Besson</category><category>Front National</category><category>identité nationale</category><category>Sarkozy</category><category>Services publics</category>    
    <description>&lt;p&gt;Mon professeur de philosophie nous avait mis en garde: quand on parle trop d'une chose, se méfier. Cela signifie que l'on est en train de la supprimer ou qu'elle est déjà morte. Se méfier des &quot;démocraties populaires&quot; qui ne sont ni démocraties ni populaires, se méfier des régimes qui vantent la liberté de la presse, c'est qu'ils sont en train de la réduire, se méfier des gouvernements qui défendent subitement l'égalité des chances, c'est que les inégalités s'accroissent. Se méfier donc de ceux qui prétendent défendre l'identité nationale, c'est qu'ils sont en train de l'attaquer.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/marianne.jpg&quot; alt=&quot;identite_nationale&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;identite_nationale, nov. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le débat sur l'identité nationale est soudain venu s'inviter dans l'espace public, sans raisons apparentes. Pourquoi subitement lancer une telle consultation? Pour flatter un électorat conservateur? Pour récupérer quelques voix du Front National? Pour masquer d'autres sujets d'actualité plus compromettants? Pour préparer les Régionales? Sans doute un peu tout cela, mais surtout pour masquer le fait que le gouvernement passe son temps à s'attaquer à l'identité nationale.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le danger ne vient pas ici de pauvres migrants mais du gouvernement lui-même qui s'ingénie à modifier l'esprit du droit français en supprimant le juge d'instruction, l'esprit des systèmes de solidarité, des services publics, les financements des collectivités locales avec la taxe professionnelle, l'architecture des institutions, etc. Sans sacraliser à l'excès un &quot;modèle français&quot; à bout de souffle qui a besoin d'un sérieux lifting, moderniser ou réformer nos institutions ne doit pas signifier détruire les logiques et les équilibres que les sous-tendent. C'est précisément cela qu'il faut masquer. Ce que vous faites, accusez vos adversaires de le faire, vieux principe stalinien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A l'époque de la présidence de W. Bush, nous disions régulièrement à nos amis américains: comment pouvez-vous laisser faire cela? Comment pouvez-vous laisser bafouer ce qui fait les valeurs des Etats-Unis, leur image dans le monde: le respect des droits de l'Homme, le refus de la torture, la défense de la liberté?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nos amis étrangers commencent à nous dire la même chose: comment pouvez vous laisser bafouer ce qui fait le rayonnement de la France? Le même mois, nous avons eu l'affaire de l'EPAD qui nous a fait apparaître comme une vulgaire république bannière, puis les sommes injustifiables dépensées par la France pour organiser un sommet euro-méditerranée pharaonique mais sans perspectives politiques  cohérentes. A côté de cela nous avons renvoyé dans un pays en guerre, où nos propres troupes sont engagées, une dizaine de pauvres Afghans qui avaient tout pour mériter le statut de réfugiés. Où sont passées la liberté, l'égalité et la fraternité?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;C'est très précisément cela, le destruction systématique de l'identité nationale par le gouvernement lui-même, que le débat a pour objectif de nous cacher. C'est donc très politique, mais pas seulement dans le sens gentiment électoraliste que l'on pouvait supposer.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>&quot;Partir de bonne heure le matin se décide le soir.&quot; Proverbe malinké</title>
    <link>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/10/Partir-de-bonne-heure-le-matin-se-decide-le-soir</link>
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    <pubDate>Tue, 20 Oct 2009 10:06:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>Régionales 2010</category>
        <category>Bayrou</category><category>Europe-Ecologie</category><category>MoDem</category><category>PS</category><category>Recomposition</category><category>Régionales</category><category>Verts</category>    
    <description>&lt;p&gt;C'est officiel, le socialiste Éric Loiselet, premier secrétaire fédéral de la  Haute-Marne, rejoint les listes d'Europe Écologie. Parions que les mois à venir seront ponctués de ces annonces destinées à entretenir un climat d'effritement du PS et vraisemblablement aussi du MoDem. Si l'on pouvait initialement croire à une dynamique de construction d'une alternative politique, Europe Écologie apparaît comme une machine à tuer le PS, le MoDem et vraisemblablement Les Verts eux-mêmes.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/.depart_m.jpg&quot; alt=&quot;depart.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;depart.jpg, oct. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La stratégie d'Europe Écologie se dessine maintenant clairement&amp;nbsp;: déshabiller personnalité après personnalité le PS et sans doute le MoDem. Refuser des accords d'appareils a surtout l'avantage de permettre des négociations en position de force avec des individus, là où les négociations d'appareils seraient moins favorables à une organisation qui a peu de militants et d'élus en comparaison du PS.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«Partir de bonne heure le matin se décide le soir », dit le proverbe malinké. Les négociations avec les personnalités à débaucher se sont préparées dans les mois précédents. Reste à orchestrer les départs le plus théâtralement possible de manière à donner l'impression d'un effritement continu des autres partis d'opposition. Je ne suis pas certaine que les électeurs seront dupes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le MoDem est ce qu'il est. Je suis la première à en connaître les limitations et les défauts, à savoir qu'il n'a pas su encore répondre à l'espoir qu'il avait fait naître. J'imaginais il y a encore quelques mois qu'une alliance et une dynamique avec l'écologie pouvait contribuer à une recomposition politique. Je ne crois plus à cette hypothèse. &lt;strong&gt;Pour créer un partenariat et une dynamique, il faut être au moins deux.&lt;/strong&gt; Quand le partenaire refuse le partenariat et se contente de dépouiller son partenaire personne après personne le plus médiatiquement possible, il est impossible de croire à sa bonne foi. On ne peut pas se comporter comme le Minotaure et faire croire que l'on est prêt à construire une alternative politique crédible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le MoDem n'a plus d'autre choix que de monter ses listes autonomes et d'en assumer les risques. Le combat des régionales est peut-être perdu d'avance, mais autant le livrer de manière visible et à visage découvert plutôt que perdus dans les rangs d'un regroupement aux intentions douteuses. C'est encore le meilleur moyen d'assurer l'avenir et de préserver ce qui reste du capital politique du MoDem, et qui n'est pas négligeable, les 18% de François Bayrou en 2007, et l'espérance d'alternative qu'il était parvenu à susciter.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;&lt;em&gt;Photographie de Wilfrid Hoffhacker.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Belgrade cinq ans après</title>
    <link>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/10/Belgrade-cinq-ans-apres</link>
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    <pubDate>Fri, 16 Oct 2009 07:35:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>International</category>
        <category>Belgrade</category><category>Construction européenne</category><category>Economie</category><category>Europe</category><category>Europe du Sud Est</category><category>Kosovo</category><category>Russie</category><category>Serbie</category>    
    <description>&lt;p&gt;J'avais connu il y a cinq ans une ville encore marquée par la guerre et les bombardements de l'OTAN. J'ai découvert la semaine dernière une ville gaie, joyeuse, où l'on rattrape le temps perdu. Nouveaux quartiers tout en verre, rue piétonnes fraîchement pavées, restaurants et musique, enseignes américaines, Belgrade s'amuse et se positionne définitivement en capitale européenne.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/Serbia-Belgrade.jpg&quot; alt=&quot;Serbia-Belgrade.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;Serbia-Belgrade.jpg, oct. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il y a cinq ans, le voyage commençait par un magazine un peu vieillot sur les lignes de JAL. On y décrivait à longueur de pages les destructions d'églises et de monastères au Kosovo. Changement de décor en 2009: le même magazine a des airs design, parait en anglais et russe, et propose des publicités pour les banques, un voyage à Zürich, les temples d'Angkor, des opérations immobilières et des bureaux ultra-modernes, des restaurants, des cabarets et des hôtels de luxe. L'introduction au voyage dit à elle seule les choix de la Serbie: économie de marché à l'occidentale et ouverture internationale. L'époque du repli identitaire nationaliste est révolue, l'heure est à l'intégration européenne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le trajet de l'aéroport à la ville traverse Néo-Belgrade, quartier d'affaire tout neuf. On ne voit guère que quelques banques françaises, pour le reste, surtout des entreprises autrichiennes - l'empire austro-hongrois renait de ses cendres - et des entreprises grecques, russes, italiennes, allemandes. Dans le centre, les enseignes nostalgiques de l'ex-Yougoslavie ont fait place aux chaines habituelles: Sephora, Nike, Zara, etc. Embouteillages et nouvelles voitures témoignent de la surchauffe économique, les habitants se plaignent de la spéculation immobilière et des loyers trop élevés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec la crise, il est permis de s'interroger sur le maintient d'un tel rythme. Derrière la vitrine de capitale des plaisirs que se donne Belgrade, quelques signes des difficultés passées demeurent: un cuisinier se plaint du peu de produits disponibles et de la nécessité d'importer qui fait exploser les coûts. Dès que l'on s'éloigne du centre, les façades ne sont plus ravalées. A quelques dizaines de kilomètres, le Kosovo n'est pas loin, les Serbes de Bosnie non plus.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;On observe un curieux mélange de &quot;western shit&quot; un peu kitsh, d'engouement pour la télé-réalité ou les jeux idiots, et de fierté nationaliste retrouvée. La cathédrale Saint-Sava est l'objet d'une fierté très nationale et très orthodoxe. &quot;Nous avons été le rempart de la chrétienté et nous le resterons&quot; et la cathédrale continue de s'élever, énorme édifice de marbre blanc dont la construction a été décidée après la chute de l'empire ottoman. Après une période d'utilisation comme parking à l'époque du socialisme, la construction a repris. L'extérieur du Montmartre local est presque terminé, le décor en mosaïque de l'intérieur et l'iconostase sont encore à l'état de plans.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré les difficultés, il semble évident que la Serbie est désormais sur la voie de la construction européenne, alors qu'elle hésitait encore il y a cinq ans. C'est une excellente nouvelle pour l'Europe.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il restera à régler les conflits du Kosovo pour éviter que cette région ne devienne un trou noir dans une Europe unifiée de la Grèce à l'Autriche. La reconnaissance du Kosovo est loin de faire l'unanimité. Les Russes ne l'ont pas reconnu (comme la moitié des autres pays membres de l'ONU) mais ont prétexté ce précédent juridique pour annexer l'Abkhazie.
Trouver un modus vivendi avec la Russie, très présente dans cette zone à travers ses investissements, est une clé de la paix dans cette zone et en Europe.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Corbeil et Rambouillet: occasions manquées pour le MoDem</title>
    <link>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/09/30/Partielles-a-Corbeil-et-Rambouillet</link>
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    <pubDate>Wed, 30 Sep 2009 08:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>Elections</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Mauvais présage pour le MoDem qui n'est même pas cité dans la presse. A Corbeil, Nathalie Boulay-Laurent, MoDem mais sans étiquette dans cette élection partielle, ne passe pas le barre des 5%. Où était le candidat du MoDem? On pourrait faire la même remarque pour la législative partielle de Rambouillet où le MoDem a soutenu un divers-gauche socialiste dissident arrivé après la candidate écologiste et après le PS. Un bien mauvais score si l'on se souvient que Bayrou en personne est venu soutenir le candidat. &lt;strong&gt;De bien mauvais choix ou pire, pas de choix du tout&lt;/strong&gt;, et une quasi-disparition du MoDem sur l'échiquier politique dans des circonscriptions pourtant favorables à l'UDF autrefois.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/.CORBEIL_m.jpg&quot; alt=&quot;corbeil&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;corbeil, sept. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne connais pas les situations locales et n'ai aucun avis sur l'identité des personnes du MoDem qui auraient pu recevoir l'investiture du MoDem. Je déplore simplement l'absence de candidats du MoDem. Donner une investiture à un dissident socialiste n'est pas du tout la même chose que soutenir un candidat MoDem.  Souvenez-vous des présidentielles de 1995, qui peut dire que le soutien au candidat Balladur revenait à soutenir un candidat de l'UDF? L'absence de candidat est souvent catastrophique pour la suite. Bayrou aurait-il rassemblé 18% en 2007 sans candidature en 2002?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il n'y avait pas besoin d'être un grand stratège pour prédire l'incompatibilité entre la participation de Nathalie Boulay-Laurent à l'équipe Dassault, condamnée, et son appartenance au MoDem, même si elle n'était plus adjointe depuis mars 2008. L'autre alternative était de préparer une relève. Le départ de Christine Boutin est suffisamment connu et ancien, là aussi le MoDem avait tout le temps de préparer une succession. Les deux situations sont très différentes, mairie corrompue à Corbeil, démission à Rambouillet, mais dans les deux cas, il était évident qu'il fallait préparer une candidature du MoDem pour les élections à venir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un candidat ne se parachute pas du jour au lendemain. Il était essentiel de préparer l'avenir dans des lieux où l'on savait depuis un certain temps que la sociologie était plutôt favorable et que les ex-UDF ne seraient plus nos candidats. &lt;strong&gt;Corbeil et Rambouillet pouvaient être les terrains d'expérimentation en grandeur réelle où nous pouvions démontrer notre capacité à construire une alternative crédible.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Faute d'une planification minimale, &lt;strong&gt;au lieu d'avoir investi un candidat MoDem susceptible de fédérer autour de lui l'opposition à l'UMP, nous abandonnons ce rôle à Europe écologie ou au Parti Communiste!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je ne ferai aucun commentaire sur la survie du PCF, qui n'est plus vraiment un parti d'avenir, à supposer qu'il l'ait été un jour. Quant à la sympathique Anny Poursinoff, si elle est assurément une femme de conviction, il faut que les candidats adverses soient vraiment mauvais pour n'avoir pas su faire de propositions plus complètes que celles de sa profession de foi du 1er tour, étroitement centrées sur des questions écologiques. Il n'y avait pas là de si redoutables adversaires pour un candidat MoDem un peu dynamique, convaincu, implanté localement et cohérent avec lui-même.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Comment peut-on manquer une si belle occasion alors que le Parti Socialiste qui serait notre principal concurrent s'enlise dans ses crises internes? Une victoire du MoDem aurait pourtant été la preuve qu'il est capable de rassembler contre une UMP dont les électeurs ne veulent manifestement plus, si ce n'est par défaut. Quel bon présage ces partielles auraient représenté pour les Régionales...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Élections en Allemagne: victoire de Merkel, mais recomposition en marche?</title>
    <link>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/09/28/elections-en-Allemagne</link>
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    <pubDate>Mon, 28 Sep 2009 08:02:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>International</category>
            
    <description>&lt;p&gt;En apparence, tout rentre dans l'ordre: La CDU/CSU retrouve un gouvernement de coalition avec son allié habituel le FDP après la parenthèse de l'inhabituelle &quot;grande coalition&quot; CSU/CDU et SPD. En apparence seulement, car les scores sont éloquents: net recul de la CDU/CSU avec 33,6%, son plus mauvais score depuis 1949, net recul du SPD avec 23%, à peine plus que l'addition des Verts et du Parti de Gauche. Bref, les deux grands partis de gouvernement connaissent une défaite sans précédent, malgré la victoire de la chancelière. En revanche, les &quot;petits&quot; partis passent tous les 10%: les libéraux réalisent l'un de leurs meilleurs scores avec 14,7%, die Linke arrive en 4e position avec 12,2%, et les Verts font un score en demie teinte avec 10,5%, plus de 10 mais moins que die Linke.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/.electionsallemandes_m.jpg&quot; alt=&quot;elections allemandes&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;elections allemandes, sept. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'Allemagne n'échappe donc pas au mouvement de fond observé partout en Europe: désaffection pour les habituels partis de gouvernement, aspirations nouvelles, montée de nouvelles forces. La droite, malgré des scores historiquement faibles, l'emporte malgré tout, plutôt par défaut que par conviction. Le grand perdant est le SPD qui totalise à peine plus que les Verts et die Linke. Le scénario rappelle les Européennes en France: victoire de l'UMP par défaut, défaite du PS, montée d'Europe Ecologie et du Parti de Gauche, faibles scores des extrêmes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'Europe se cherche des alternatives, son personnel politique habituel lasse. L'alternative est parfois recherchée aux extrêmes (voir les Régionales en Autriche ce week-end), elle est plus souvent recherchée chez les &quot;petits&quot; partenaires des anciennes coalitions qui pourraient devenir les &quot;grands&quot; partenaires avec le temps, ce qui est plus rassurant. Pour le moment, faute de programme commun et de cohérence chez les &quot;petits&quot;, les habituels gardent la tête (au moins en Allemagne), mais pour combien de temps?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que ce soit en Suède, en Hongrie, en France, en Allemagne, malgré des situations politiques et des histoires très différentes, les aspirations se rejoignent: la classe politique actuelle apparaît dépassée, déconnectée des réalités du quotidien, parfois corrompue, les citoyens se tournent vers davantage d'initiative économique (les libéraux), davantage de préoccupations sociales face à la crise (les partis de gauche) ou davantage d'attention à l'environnement (les Verts).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces trois axes politiques: l'économie, le social, l'écologie autrement apparaissent comme trois pistes pour sortir de la crise actuelle. Les électeurs semblent conscients que le monde a changé et que les vielles recettes sont périmées. Ils sont à la recherche de nouvelles solutions.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Reste à trouver un programme cohérent pour concilier ces trois aspirations à un monde différent.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Pourquoi je demande un référendum sur la Poste</title>
    <link>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/09/23/La-Poste</link>
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    <pubDate>Wed, 23 Sep 2009 01:44:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>Economie</category>
        <category>Europe</category><category>MoDem</category><category>Poste</category><category>Services publics</category><category>Votation citoyenne</category>    
    <description>&lt;p&gt;Du 27 septembre au 3 octobre je participerai à l'organisation de la votation dans le 6e arrondissement. Les détails de l'opération se trouvent sur un site internet: &lt;a href=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/09/23/www.appelpourlaposte.fr&quot;&gt;www.appelpourlaposte.fr&lt;/a&gt;
Je ne partage sans doute pas exactement la même vision de l'avenir de la Poste avec tous les signataires de l'appel, mais je partage le souci d'un débat public ouvert et d'une vraie discussion sur l'avenir des services publics. Je m'associe donc à la demande de débat et au refus de la solution imposée par le gouvernement.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/.sevice_public_postal_1mo_m.jpg&quot; alt=&quot;laposte&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;laposte, sept. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il s'agit de demander un referendum et un débat public sur l'avenir de la poste et de refuser la décision gouvernementale assez incohérente qui consiste à privatiser sans le faire vraiment (puisque les nouveaux capitaux seront publics avec la Caisse des Dépots et que la Ministre soutient qu'il n'y a pas de privatisation). Nous pouvons craindre à la fois pour le maintien d'un service public efficace et pour les finances publiques.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les dernières prises de position de François Bayrou, de Corinne Lepage, des parlementaires européens du MoDem et de nos candidats aux Européennes sur les questions de privatisation ont fait du MoDem des partenaires évidents et incontournables de ce mouvement citoyen. Le MoDem a été sollicité pour participer au collectif, c'est un signe positif qu'il demeure un acteur important du paysage politique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour autant, refuser le projet gouvernemental n'est pas se contenter du statu quo. La Poste telle qu'elle fonctionne aujourd'hui est une institution perfectible. Pour assurer sa pérennité, il faudra la repenser en tenant compte de deux impératifs:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;1: L'État doit assurer la continuité et la diffusion de services publics qui représentent l'infrastructure nécessaire au développement d'un pays: l'éducation, les réseaux de transports, les communications, etc. Adam Smith en a fait la liste à la fin de &lt;em&gt;La Richesse des Nations&lt;/em&gt;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;2: Ces services doivent être assurés au meilleur coût et avec la meilleure efficacité pour l'ensemble des citoyens. Dans cette perspective, les anciens modèles hérités de la construction de l'Etat-providence de la fin du XIXe siècle à l'immédiat après-guerre sont à repenser. Ils ont rendu de bons et loyaux services en leur temps, mais ne sont plus forcément adaptés à la situation actuelle. Si l'État doit pouvoir réguler et garantir la continuité des services sur l'ensemble des territoires, cela ne signifie pas qu'il doit assurer lui-même intégralement le fonctionnement du service. La question du financement des services doit également être reposée. Quelles doivent être les parts respectives du consommateur/usager et des différentes collectivités publiques? Dans la contribution des collectivités, quelles collectivités doivent contribuer et quelles doivent être les sources de financement? La solution la mieux adaptée n'est peut-être plus un État centralisé qui tire ses principaux revenus de la TVA et des impôts sur le travail salarié.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;L'entreprenariat social (ou social business) décrit par Muhamad Yunus est une piste pour penser des services publics adaptés à notre époque.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Que s'est-il finalement passé à La Grande Motte ?</title>
    <link>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/09/13/la-grande-motte</link>
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    <pubDate>Sun, 13 Sep 2009 16:49:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>Régionales 2010</category>
        <category>alliances</category><category>Bayrou</category><category>GRID</category><category>Jean-François Kahn</category><category>MoDem</category><category>régionales</category>    
    <description>&lt;div style=&quot;font: normal normal normal 12px/normal 'DejaVu Sans', 'Lucida Grande', 'Lucida Sans Unicode', Arial, sans-serif; color: rgb(0, 0, 0); background-image: initial; background-repeat: initial; background-attachment: initial; -webkit-background-clip: initial; -webkit-background-origin: initial; background-color: rgb(249, 249, 249); margin-top: 0; margin-right: 0; margin-bottom: 0; margin-left: 0; padding-top: 2px; padding-right: 2px; padding-bottom: 2px; padding-left: 2px; border-top-style: none; border-right-style: none; border-bottom-style: none; border-left-style: none; border-width: initial; border-color: initial; background-position: initial initial; &quot;&gt;&lt;p style=&quot;margin-top: 0; &quot;&gt;En apparence, une Université de rentrée assez terne à la Grande-Motte. Beaucoup de presse pour finalement assez peu d'événements, des militants moroses, tendus et dans l'expectative. Il faut reconnaître que l'équation semble insoluble : l'alliance avec l'UMP serait incohérente pour l'hyper-opposant de l'hyper-président, mais l'alliance à gauche est tout aussi périlleuse. Comment ne pas s'y retrouver dans le rôle du supplétif ?&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La stratégie de la grande alliance républicaine anti-Sarko est séduisante, mais sans volonté de du PS et des Verts de partager cette stratégie et sans moyens de s’y positionner légitimement en leader, l’hypothèse est irréaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour comprendre ce qui s'est passé à la Grande-Motte, il faut comprendre les différents agendas des différents acteurs, sachant que les frontières entre les groupes ne sont pas étanches.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;    &lt;div style=&quot;font: normal normal normal 12px/normal 'DejaVu Sans', 'Lucida Grande', 'Lucida Sans Unicode', Arial, sans-serif; color: rgb(0, 0, 0); background-image: initial; background-repeat: initial; background-attachment: initial; -webkit-background-clip: initial; -webkit-background-origin: initial; background-color: rgb(249, 249, 249); margin-top: 0; margin-right: 0; margin-bottom: 0; margin-left: 0; padding-top: 2px; padding-right: 2px; padding-bottom: 2px; padding-left: 2px; border-top-style: none; border-right-style: none; border-bottom-style: none; border-left-style: none; border-width: initial; border-color: initial; background-position: initial initial; &quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;Apple-style-span&quot; style=&quot;font-weight: normal; &quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/alliancesor.jpg&quot; alt=&quot;&quot; style=&quot;float: right; margin-top: 0; margin-right: 0; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em; &quot; title=&quot;alliances, sept. 2009&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'agenda de François Bayrou: être élu en 2012.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;Cela suppose avant tout de conserver son indépendance. Dans cette perspective l'alliance n'est possible qu'en position de force, impossible sinon, perspective peu réjouissante pour les élus potentiels. Annoncer d'emblée une stratégie d'autonomie pourrait les pousser à aller négocier avec les listes concurrentes, il faut donc ouvrir la porte à des discussions, mais se donner le temps de construire les moyens de négocier en position de force et préparer le terrain au cas où l'alliance serait suicidaire pour 2012.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'agenda des conseillers sortants et des conseillers potentiels : être élus ou réélus en 2010.&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;La mécanique électorale, soi-disant proportionnelle, donne une large prime au vainqueur et ne laisse que des miettes à celui qui arriverait en troisième position, à supposer qu'il parvienne à passer la barre des 10% au premier tour. Même dans ce cas, le trop petit nombre d'élus ne permettrait pas de constituer un groupe et d'exister. Il faut donc des alliances, de préférence des alliances gagnantes qui permettent de participer à l'exécutif, ce qui fait véritablement l'intérêt du mandat. Quelle alliance ? D'une région à l'autre, il est clair que les intérêts divergent. L'option &quot;à gauche toute&quot; élimine les candidatures des élus qui participent à des réseaux ou des majorités de droite, &quot;à droite toute&quot; est très incohérent avec l'image nationale d'opposant de Bayrou. L'alliance locale expérimentée aux Municipales serait une bonne option pour les futurs conseillers, mais ils savent son manque de lisibilité. Une alliance verte-orange de 1er tour avant une négociation d'égal à égal avec le PS serait la meilleure option, mais Les Verts, après leur succès des Européennes, veulent tenter un premier tour en solitaire ou une négociation en position de force dès le 1er tour avec les socialistes. Le pire serait pour cet agenda l'absence complète d'alliance. C'est la survie de notre mouvement qui se joue, chacun le ressent à sa manière.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'agenda des militants qui veulent faire de la politique autrement:&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;Contre la cuisine politicienne, ces acteurs sont plutôt favorables à une stratégie d'autonomie et mettent l'accent sur l'originalité d'un nouveau projet de société, et en interne, de nouvelles pratiques politiques. Ils partagent avec Bayrou la perspective de la victoire en 2012, mais l’attendent sur deux sujets: la désignation démocratique des candidats et la construction d'un projet original qui précipite la recomposition du paysage politique. L'agenda du &lt;a href=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/09/13/www.legrid.fr&quot;&gt;GRID&lt;/a&gt;&amp;nbsp;s'inscrit dans cette perspective, avec une priorité au projet.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;
&lt;h4&gt;Que s'est-il finalement passé à La Grande Motte ?&lt;/h4&gt;
&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Premier temps vendredi&lt;/strong&gt;, s'associer avec les élus du côté du jeu politicien pour ouvrir la porte des alliances et ne pas trop s'encombrer de démocratie interne vécue vraisemblablement comme une perte de temps, d'énergie et de contrôle. Les futurs élus respirent, mais chacun sent aussi toutes les incohérences et les risques potentiels d'une alliance à gauche. &lt;a href=&quot;http://www.legrid.fr/post/2009/09/Tout-ca-pour-ca&quot;&gt;Tout ça pour ça?&lt;/a&gt;&amp;nbsp;Avons-nous traversé dix ans le désert pour passer du rôle de supplétif de la droite à celui de supplétif d'une gauche qui n'est pas certaine de vouloir de nous ?&lt;/li&gt;
&lt;br /&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Second temps dimanche&lt;/strong&gt;, les alliances au sens large passent au second plan, la priorité est au projet collectif, plus au projet d’un seul homme, la revendication des militants et de Jean-François Kahn semble être entendue. Médiatiquement, «l’offre publique de dialogue» ou le «parlement de l’opposition» sont des bombes largement reprises, elles ont l’avantage d’occulter les jeux politiciens qui avaient dominé les premiers jours. En théorie, nous devrions enfin sortir de la rhétorique de la critique et parler de projet avant de parler d’alliances. Reste à vérifier que nous allons véritablement vers une dynamique de projet collectif et qu’il n’y a pas là que des mots. L’annonce de discussions très rapides au «parlement de l’opposition», bien avant le congrès d’Arras, laisse craindre une grand messe sans incidence sur l’agenda réel du MoDem.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;strong&gt;&lt;div style=&quot;font: normal normal normal 12px/normal 'DejaVu Sans', 'Lucida Grande', 'Lucida Sans Unicode', Arial, sans-serif; color: rgb(0, 0, 0); background-image: initial; background-repeat: initial; background-attachment: initial; -webkit-background-clip: initial; -webkit-background-origin: initial; background-color: rgb(249, 249, 249); margin-top: 0; margin-right: 0; margin-bottom: 0; margin-left: 0; padding-top: 2px; padding-right: 2px; padding-bottom: 2px; padding-left: 2px; border-top-style: none; border-right-style: none; border-bottom-style: none; border-left-style: none; border-width: initial; border-color: initial; background-position: initial initial; &quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;Sans être tout à fait dupe, le &lt;a href=&quot;http://www.legrid.fr/post/2009/09/Tout-ca-pour-ca&quot;&gt;GRID&lt;/a&gt;&amp;nbsp;prépare dès maintenant des propositions pour le congrès d’Arras&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;et travaille à ce qu’il ne soit pas un congrès-potiche mais le lieu d’une véritable discussion participative sur un projet. Le GRID reste persuadé qu’un projet original et porté par les militants est le préalable à toute discussion sur des dynamiques d’idées.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Sans projet, il n’y a d’autre choix que le rôle du supplétif plus ou moins désiré ou le splendide isolement qui conduira à l’élimination des élus et au grand affaiblissement de notre mouvement. Dans les deux cas, les perspectives de victoire en 2012 deviendraient totalement improbables.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Bronzez bonnes gens!</title>
    <link>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/07/24/Bronzez-bonnes-gens%21</link>
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    <pubDate>Fri, 24 Jul 2009 10:12:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>Politique</category>
        <category>dimanche</category><category>Elargissement</category><category>Enseignement professionnel</category><category>Enseignement secondaire</category><category>Hadopi</category><category>Lois</category><category>Parlement</category><category>Profs</category>    
    <description>&lt;p&gt;Pendant que les Français ont l'esprit en vacances, à domicile pour les uns, ailleurs pour les chanceux qui peuvent partir, le parlement et le gouvernement redoublent soudain d'activité. En quelques jours, vote de la loi sur le travail le dimanche, décret sur le recrutement et la formation des enseignants, loi sur la mobilité des fonctionnaires, rattachement de la gendarmerie à l'intérieur, texte sur la formation professionnelle, Grenelle de l'environnement définitivement adopté par le Sénat, nouveaux débats sur Hadopi, encore une fois retoqué et reporté, et j'en oublie sans doute.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/vacances.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/vacances.jpg&quot; alt=&quot;OLYMPUS DIGITAL CAMERA         &quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;OLYMPUS DIGITAL CAMERA         , juil. 2009&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
L'adoption du Grenelle de l'environnement, souhaitée depuis longtemps, le report d'Hadopi qui méritait mieux que l'examen de 800 amendements en treize minutes, sont plutôt de bonnes nouvelles.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour le reste, des projets dont personne ne voulait sont passés à l'arrachée: petit oui pour le travail le dimanche, ou sans vraie discussion, au risque de mettre le feu aux poudres à la rentrée, et discret décret sur la formation des enseignants. Quelle était l'urgence d'un tel texte à partir du moment où la réforme ne peut être mise en place qu'à la rentrée 2010 ? Visiblement, les mois de grève dans les universités et les lettres de protestation de la Conférence des Présidents d'Université n'ont pas servi de leçon, à moins que l'on ne cherche volontairement l'affrontement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Restent des réformes de fond, le statut de la gendarmerie, la mobilité des fonctionnaires, la formation professionnelle, sujets qui n'ont pas encore été débattus très publiquement et qui auraient pourtant mérité de l'être. On s'explique assez mal une telle précipitation, si ce n'est pour couper court à des discussions embarrassantes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La télévision et la radio titrent sur les incendies de forêt, la TVA des restaurateurs et autres nouvelles de vacances, avec un savant dosage de catastrophes et de divertissement. Il faut suivre la presse écrite pour voir passer les nouvelles. Radio et télévisions ne sont pas plus bavardes sur les nouvelles de l'étranger: poursuite de la crise aux États-Unis, faillite de la Californie, Bank of America et Citigroup soutenus à bout de bras par l'Etat,  discours du président de la FED au Congrès, silence radio.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous sommes en juillet, bronzez bonnes gens, le gouvernement et les parlementaires pensent pour vous.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Pourquoi je ne suis pas favorable à une alliance MoDem-PS-Ecologie</title>
    <link>http://www.anne-sophie-godfroy.fr/post/2009/07/19/Pourquoi-je-ne-suis-pas-favorable-a-une-alliance-MoDem-PS-Ecologie</link>
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    <pubDate>Sun, 19 Jul 2009 19:49:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Anne-Sophie Godfroy</dc:creator>
        <category>Régionales 2010</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Si je ne suis pas favorable à  une alliance MoDem-PS-Ecologie, je suis très favorable à une alliance entre le MoDem et l'écologie au sens large.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons en commun quelques idées: construire un nouveau modèle de développement, plus durable, plus responsable, plus humaniste. Si nous somme capables d'établir un programme commun, c'est manifestement une piste une piste à explorer. La meilleure voie d'indépendance, pour s'éviter l'absence d'élus, est d'additionner nos voix en espérant créer une recompositions politique.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.anne-sophie-godfroy.fr/public/Images_billets/.orange-vert_m.jpg&quot; alt=&quot;orange-vert.jpg&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; title=&quot;orange-vert.jpg, juil. 2009&quot; /&gt;
L'écologie a besoin d'indépendance pour ne pas devenir le petit partenaire étranglé par le PS en échange de quelques sièges, rôle dont nous nous sommes enfin dégagés vis-à-vis de l'UMP. La meilleure voie d'indépendance, pour s'éviter l'absence d'élus, est d'additionner nos voix en espérant créer une recompositions politique.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En conclusion: Modem-Ecologie oui, mais pas avec le PS au moins pour les trois raisons suivantes:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Au soir des Régionales, le PS apparaîtra comme le perdant. Avec 20 régions sur 22 il ne peut qu'en perdre. Même s'il en conserve une majorité, la presse ne manquera pas de passer en boucle qu'il a perdu des régions. Je ne vois aucun intérêt à s'associer à sa défaite.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Nous n'avons pas gagné notre indépendance vis-à-vis de l'UMP pour nous retrouver dans la même situation avec le PS! Plus questions d'être le petit partenaire faible qu'on étrangle. Nous n'avons pas traversé dix années de désert pour nous retrouver exactement dans la même situation, avec le partenaire symétrique.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Cette alliance est à éviter pour préserver la crédibilité de notre candidat en 2012, pour lui permettre d'apparaître comme une alternative et pas comme un rallié prévisible après le 1er tour. Dans le système de bipartisme qui est celui de notre système électoral, nous avons besoin d'une recomposition politique qui nous permette de passer en première ou en deuxième position, pas de nous contenter de la place du troisième.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
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